Les deux Gazelles sont parties !
Ce jeudi vers 23 heures, Laëtitia Chanier et Valérie Vincent sont montées à bord de leur puissant Isuzu D-Max en direction de Nice, où les attendent, tests techniques et test Covid, dans le cadre de leur participation au Rallye des Gazelles, organisé sur les pistes marocaines (voir encadré). Juste avant de partir, sous les yeux de leurs familles respectives, les intrépides jeunes femmes se sont prêtées au jeu des questions.
Comment vous est venue l’idée de participer à une telle épreuve ? Cela remonte à trois ans ! On était en train de courir, on fait partie d’Amitié et Nature Montluçon, et Valérie m’a glissé « Et si on faisait le rallye des Gazelles ? ». On en est resté là, mais l’idée était lancée, c’est revenu sur le tapis et on s’est décidées.
Comment vous êtes-vous préparées ? On a participé à un stage à Charade et on a suivi des cours de mécanique, un peu. Le véhicule est d’origine, à part une protection en dessous, mais l’intérieur est très agencé. En course, on est en autonomie, on campe un peu donc. Au bivouac seulement tout est prévu avec self, douches et on dort sous notre tente. On a embarqué les pièces mécaniques obligatoires, filtres, courroies, roue de rechange…
Votre véhicule comporte aussi une multitude de plaques de sponsors, cela suppose un sacré travail ? En effet, on a à peu près 60 sponsors. Cela a fait partie de notre préparation à l’aventure. Évidemment cela suppose de la constance…
Quelles sont les conditions de course ? Au départ, on est privées de tout matériel électronique, téléphone, ordi et bien sûr GPS. On recherche les balises comme en course d’orientation. Nous avons une boussole, un compas c’est tout ! Mais a engrangé de bonnes notions en orientation terrestre. Du coup, on ne pourra guère donner de nos nouvelles, il y a seulement quelques ordis disponibles au bivouac. Assez peu pour plus de 200 véhicules engagés mais tout le monde peut consulter le site du rallye et voir la position de notre équipage, le 146. On n’a pas vraiment décidé de qui conduit ou navigue, cela ne pressait pas, on verra qui se sent le plus à l’aise dans quel rôle le moment venu.
Les différentes étapes. Le départ de Sète pour Tanger, soit 37 heures de bateau, aura lieu aujourd’hui, lundi. Ensuite, trajet de Tanger à Meknès, soit 800 km de route, puis neuf jours de course attendent les concurrents. Mercredi 23, prologue, jeudi 24, étape 1, vendredi 25, étape 2, samedi 26, étape 3, dimanche 27, étape 4 (marathon jour 1), lundi 28, étape 4 (marathon jour 2), mardi 29, étape 5, mercredi 30, étape 6 (marathon jour 1), jeudi 31, étape 6 (marathon jour 2).

