Aubameyang et l’OM, une triste fin
La seconde expérience de Pierre-Emerick Aubameyang avec le maillot de l’OM tourne au cauchemar, ou pas loin. De retour à Marseille l’été dernier, après un premier passage en 2023-2024 de bonne facture (30 buts et 11 passes décisives en 51 matches), l’attaquant de 36 ans vit la saison actuelle d’une toute autre manière. Avant Le Havre-OM, match programmé ce dimanche à 21 heures (33e journée), l’international gabonais affiche 13 buts, 10 assists en 40 rencontres.
Un bilan qualifié d’honorable en tenant compte de la concurrence représentée notamment par Amine Gouiri avant que l’Algérien ne soit arrêté trois mois pour blessure. Pierre-Emerick Aubameyang se trouve vraiment en difficulté depuis le départ de l’entraîneur Roberto De Zerbi, le 10 février, et celui du président Pablo Longoria, écarté quelques jours après.
Dans le schéma tactique proposé par Habib Beye, successeur de De Zerbi, on a la nette impression qu’“Aubam” a du mal à être trouvé par ses coéquipiers. On se demande même parfois si le natif de Laval se trouve bien sur le terrain. Il ne le sera pas dimanche au Havre, écarté du groupe pour une attitude potache lors de la mise au vert imposée cette semaine à La Commanderie.
Un remplacement comme punition ?
Le mot fantôme avait été associé à Pierre-Emerick Aubameyang quand celui-ci a été noté par L’Equipe après la déroute subie le 2 mai par l’OM à Nantes (3-0, 32e j.). L’ancien de Chelsea, d’Arsenal, du Barça, de Dortmund ou de l’AC Milan n’a joué qu’une période face aux Canaris.
Sorti par Habib Beye à la pause, remplacé par le débutant et quasi inconnu Ange Lago, Aubameyang ruminait sur le banc en assistant au désastre. Peut-être se disait-il aussi que l’aventure marseillaise n’irait pas jusqu’au terme de son contrat, le 30 juin 2027. Cela n’étonnerait personne. Les histoires d’amour finissent souvent mal.

