Le « non » définitif de Griezmann aux Bleus
Mardi soir, l’Atlético de Madrid a éliminé le Barça et rejoint le dernier carré de la Ligue des champions. Dans l’euphorie qui a suivi, Antoine Griezmann s’est arrêté au micro de Canal Plus. Et quand le journaliste lui a demandé s’il porterait le maillot bleu l’été prochain durant la Coupe du monde, le futur joueur d’Orlando City a répondu avec un sourire ironique qui en disait long sur son état d’esprit.
« En tribunes avec mon fils » : Griezmann et les Bleus, c’est bien fini
« Oui, je mettrai mon maillot bleu en tribunes et je serai avec mon fils en train de les supporter. Je leur souhaite tout le meilleur. Ils sont les favoris numéro un et je serai avec eux à fond. » Le ton est léger, l’ironie affectueuse. Mais derrière le sourire, le message est on ne peut plus clair : Griezmann ne reviendra pas en sélection. Depuis son retrait international annoncé en septembre 2024, après 137 sélections et 44 buts, la porte est fermée, et cette sortie le confirme une nouvelle fois, sans la moindre ambiguïté.
Le chemin qui a mené à cette retraite internationale était semé de frustrations. L’Euro 2024 avait été difficile : changements de poste répétés, déclassement progressif, sentiment de ne plus être au cœur du jeu. Le brassard de capitaine, remis à Mbappé en 2023 plutôt qu’à lui, avait aussi laissé des traces. Deschamps, pourtant son grand défenseur pendant des années, avait progressivement perdu cette relation presque filiale qui les liait. Pas de clash public, mais un ressort cassé et une page tournée de manière un peu froide.
Avec l’Atlético, tout va bien
Le contraste avec sa vie madrilène est saisissant. Quelques jours plus tôt, Diego Simeone lui avait rendu un hommage bouleversant en conférence de presse, évoquant un ami autant qu’un joueur, un homme admirable pour la jeunesse. À l’Atlético, Griezmann s’est toujours senti valorisé et central. C’est là qu’il termine ce chapitre européen avant de rejoindre Orlando City en MLS cet été.
En tribunes avec son fils, maillot bleu sur le dos : Griezmann sera bien présent au Mondial 2026, mais pas sur le terrain. Les Bleus perdent leur meilleur passeur de l’histoire, et lui vivra ce tournoi comme un supporter comblé. Une belle façon de clore un chapitre.

