“Quand les stalles s'ouvrent, j'ai un frisson”
Les assidus de “l'Equipe du Soir” connaissent son franc-parler et sa maîtrise des arcanes du football. Bien peu savent, en revanche, que Gilles Favard a vécu ses premiers émois sportifs sur un champ de courses alors qu'il n'avait pas encore atteint l'âge de raison. La faute à un grand-père... bookmaker qui l'a initié à six ans et à un domicile familial situé à La Fouilleuse (Rueil-Malmaison), tout près de l'hippodrome de Saint-Cloud. Passionné des courses depuis soixante ans, lecteur de “Paris-Turf” depuis presque aussi longtemps, celui qui fut un collaborateur privilégié de Claude Bez, à l'époque où les Girondins de Bordeaux dominaient le football hexagonal, a toujours suivi avec attention l'actualité hippique. Un brin nostalgique d'une époque où l'accès aux balances était un véritable privilège, où l'on croisait des personnages hauts en couleur aux bords des pistes et aux guichets, Gilles Favard a peu à peu déserté les champs de courses pour trouver refuge d'abord dans les points courses et désormais chez lui devant son écran de télé et “avec [son] ordinateur pour placer quelques paris”. Dimanche, il sera néanmoins un spectateur attentif à l'Arc de Triomphe.
Rencontre avec un homme qui a des choses à dire...

