Pause dominicale
Calme plat sur la marina de la Vela Latina où sont amarrés les 79 Minis qui se préparent pour la deuxième étape qui s’élancera mercredi prochain. A trois jours de l’échéance, le temps est comme suspendu, la plupart des bateaux sont fermés, bien rangés et les coureurs profitent de ce dimanche pour déconnecter une dernière fois.
Il fallait être opiniâtre pour dénicher quelques Ministes sur les pontons de la Mini-Transat La Boulangère à las Palmas, ce dimanche. Bien sûr, on pouvait y croiser quelques irréductibles qui dorment à bord de leur bateau tels Erwan le Mené ou Dorel Nacou, deux ou trois olibrius jouant les pieds-nickelés en prévision de leur prochain sketch vidéo soit Stan Thuret, Martin Callebaut et Valentin Gautier, et la petite communauté des coureurs germaniques sollicités par une chaîne de télévision allemande venue faire un reportage sur ces skippers d’outre-Rhin. Seuls quelques acharnés s’obstinait à travailler le jour du seigneur, à l’instar de Pierre Chedeville en plein carénage ou Simon Koster venu contrôler que tout fonctionnait bien à bord de son prototype après qu’il ait dû effectuer une réparation impliquant de déquiller son bateau.
A trois jours du départ, les skippers sont prêts. Les deux semaines et plus passées aux Canaries ont permis aux uns comme aux autres de se pencher sur les derniers détails, de rectifier les points de dysfonctionnement, bref ! de se sentir paré pour le grand saut, celui qui n’autorise pas la moindre défaillance. Seule inconnue : les conditions météorologiques particulièrement clémentes de la première étape n’ont peut-être pas permis à tous de tester le matériel dans des conditions critiques. Mais de toutes les façons, il est maintenant trop tard pour reculer. Et c’est aussi pour ce grand frisson qu’ils sont venus.

