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La Classe Mini, l’ange-gardien de la Mini-Transat

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Que ce soit à La Rochelle, à Las Palmas de Gran Canaria ou encore au Marin, la Classe Mini présidée par Lucas Montagne est présente, au travers de ces différents représentants, sur la Mini-Transat La Boulangère. A cinq jours du départ de la seconde étape, nous avons rencontré Sébastien Pébelier, vice-président de la Classe Mini et Camille Croguennec, secrétaire à la Classe Mini pour un entretien exclusif.

Pouvez-vous nous expliquer le rôle de la Classe Mini ?

Sébastien Pébelier : « La classe Mini est une association qui regroupe tous les coureurs et les bateaux. Elle s’occupe tout au long de l’année de sélectionner et de qualifier les skippers qui participent à la Mini-Transat. C’est une association garante de la Mini-Transat et qui permet de maintenir son existence. Notre rôle est de maintenir l’homogénéité dans la flotte. »

Camille Croguennec : « Notre priorité est de nous assurer que tous les bateaux sont conformes au règlement et à la jauge Mini et nous collectons les informations nécessaires à la direction de course et aux autorités maritimes (numéro de balise de détresse, identification du bateau …).»

Vous étiez présents au départ à La Rochelle avec Lucas Montagne, Président de la Classe Mini. Vous êtes ici à Las Palmas de Gran Canaria et vous serez au Marin. Pouvez-vous nous expliquer quelles sont vos différentes missions sur ces trois étapes ?

Sébastien : « Onze personnes élues par les coureurs composent le conseil d’administration de la Classe Mini. La moitié est renouvelée tous les ans. Chaque membre est élu pour deux ans pour représenter les coureurs. Nous sommes donc là à chaque étape pour répondre à leurs questions, les aider, les conseiller. Tous les administrateurs de la Classe Mini ont déjà fait la Mini-Transat donc nous pouvons en discuter avec eux et de la même manière nous sommes là pour aiguiller et épauler l’organisation. En résumé, la Classe Mini est l’interface des coureurs et de l’organisateur. C’est elle qui centralise les différentes demandes des uns ou des autres. »

Camille : « Avant le départ, nous nous sommes assurés que chaque participant partait avec un bateau en état de partir. De même, au niveau administratif, nous récupérons tous les documents obligatoires pour partir sur une course. Nous sommes vraiment là pour assurer à l’organisateur que tous les bateaux sont prêts et conformes aux règles pour prendre le départ. »

Vous qui côtoyez les skippers tout au long de l’année, certains d’entre eux vous ont-ils surpris sur cette première étape ?

Camille : « Tous nous surprennent car ils n’ont pas le même état d’esprit sur cette Mini-Transat que sur les courses d’avant-saison. Là, l’objectif n’est pas le même. Quelqu’un qui peut s’avérer dur au mal pendant la saison va finalement se révéler beaucoup plus tendre, sensible sur cette course, va moins bien supporter la solitude et inversement. Au final, ils y arrivent tous très bien ! »

Sébastien : « Au final, quand tu suis la course de près, tu t’aperçois qu’il se passe rarement ce que nous avions prévu. J’entends par là, qu’au final ce sont rarement les favoris qui gagnent. Certes, ce fût le cas sur cette première étape mais ça ne se vérifie pas souvent. Les trois dernières éditions en proto en sont la preuve. En clair, ce n’est pas parce qu’un skipper a le bateau le plus rapide et qu’il s’est énormément entrainé qu’il va gagner. Il y a d’autres paramètres qui entrent en compte. »

En quoi cette seconde étape va être différente de la première ?

Camille : « C’est la grande traversée. Autant la première étape, les skippers étaient près des côtes autant là, c’est le grand bain ! Pour l’avoir déjà vécu, je trouve que le départ de la seconde étape génère encore plus d’émotions que celui de la première étape. Ils vont trouver sur cette étape tout ce qu’ils sont venus chercher : des surfs, le soleil, la liberté… »

Sébastien : « Ce sera différent déjà au départ car il y aura moins de monde, moins de famille qu’à La Rochelle. Ce sera plus intime, ils seront entre eux. Et puis, après on verra des choses que nous n’avons pas vu sur cette première étape. Ils vont partir au portant avec du soleil. Ça va vraiment être top ! »

Sébastien, quelle expérience retires-tu de ta participation à la Mini-Transat ?

« C’était une super aventure ! C’était il y a deux ans. J’avais 24 ans à l’époque. C’est une course qui t’oblige à te surpasser physiquement et mentalement. A l’arrivée et avec le recul, je me dis que j’aurais plus profité de ma Mini si j’avais été plus vieux. La Mini-Transat est une course qui t’oblige à te couper du monde pendant au moins quinze jours. Tu ne peux pas envoyer un message, ni un mail… mais c’est ce qui fait tout son charme »

 

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Date: 
Vendredi, 27 Octobre, 2017 - 19:00

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