The Ocean Race Europe : la flotte a quitté Nice pour rallier Gênes
La baie des Anges a servi de décor au départ de la quatrième étape de The Ocean Race Europe 2025 ce dimanche 31 août. À 17 heures précises, les sept IMOCA engagés ont quitté Nice pour une boucle de 550 milles nautiques qui les conduira à Gênes, en contournant la Corse d’ouest en est par les Bouches de Bonifacio avant de longer l’île d’Elbe et la côte ligure.
[caption id="attachment_202703" align="aligncenter" width="500"] © Vincent Curutchet / The Ocean Race Europe 2025[/caption]Cartographie et Classement en direct de The Ocean Race Europe 2025
Biotherm premier à la "Scoring Gate" de Monaco, suivi de Holcim-PRB et Paprec Arkea
Dès les premières minutes, Holcim-PRB, barré par Franck Cammas et mené pour l’occasion par Nico Lunven en remplacement de Rosalin Kuiper, a pris un départ rapide en profitant d’une position dégagée sous le vent. Le leader du classement général, Biotherm de Paul Meilhat, a choisi le côté opposé de la ligne et s’est également élancé proprement, tandis que Team AMAALA a été le seul à partir bâbord amures, optant pour un décalage stratégique au large. À la "Scoring Gate" de Monaco, située à une dizaine de milles du départ, Biotherm a consolidé son statut de favori en empochant deux points bonus, devant Holcim-PRB et Paprec Arkéa.
Le parcours réserve aux équipages un passage technique par le détroit de Bonifacio, couloir étroit et réputé pour ses courants complexes, avant la remontée vers Gênes. Le skipper de Paprec Arkéa, Yoann Richomme, de retour à bord après une pause lors de la manche Carthagène–Nice, insistait sur la difficulté stratégique de cette étape : « D’abord, nous avons du vent ici à Nice pour nous emmener à Monaco et cela devrait donc être sympa. Ensuite, cap sur la Corse où nous devrons traverser une zone de vents très faibles cette nuit, avant une transition vers un nouveau flux demain. »
Connaissant bien les spécificités du relief corse, il soulignait l’impact des effets de site : « Courir autour de la Corse est toujours délicat car les montagnes sont immenses et leurs zones d’ombre portées sur le vent (zones de dévent) tout autant. Cela promet une course passionnante jusqu’à Bonifacio, puis vers Gênes et là, c’est encore une autre histoire. »
Le skipper a tenu à saluer la performance de son équipe menée par Corentin Horeau sur l’étape précédente, terminée en quatrième position : « C’est un plaisir de revenir à bord, je suis en pleine forme et très motivé. Ils ont fait un super travail sur une étape difficile alors je serai vraiment content de faire un podium. Nous visons toujours une victoire d’étape, mais nous savons que cela sera très compliqué. C’est une manche pleine de pièges et je pense que jusqu’à Gênes, on aura du suspense. »
Des conditions météo encore incertaines
Du côté de Canada Ocean Racing, Be Water Positive, engagée sous le pavillon canadien, Pip Hare évoquait ce vendredi matin les incertitudes météo qui pourraient marquer la suite du parcours : « Nous attendons toujours que le prochain bulletin révèle une tendance claire, car pour l’instant c’est encore flou. Sous la Corse, tout dépendra de notre heure d’arrivée : trop tôt ou trop tard, vous pouvez vous faire cueillir par un gros coup de vent… ou pas. Et je pense que la fin de l’étape pourrait tout chambouler. » Habituée du plan d’eau génois, elle tempère ses prévisions : « Mon expérience, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de vent, mais que parfois des trombes marines et des orages peuvent arriver donc on peut s’attendre à tout. »
Allagrande Mapei vise la victoire à domicile
Pour Ambrogio Beccaria, skipper d’Allagrande Mapei Racing, cette étape revêt une dimension particulière. L’Italien, qui avait lancé son Class40 à Gênes en 2022, espère s’imposer devant son public. Son équipe, contrainte à l’abandon sur la première étape après une collision avec Holcim-PRB, occupe actuellement la cinquième place au général mais s’est illustrée en décrochant la troisième marche du podium à Nice.
« Nous aimerions bien sûr marquer quelques points, mais ce n’est pas notre priorité. Notre but, c’est de gagner l’étape », a-t-il insisté avant le départ. Les 550 milles restants, jalonnés de zones de vents faibles et de passages stratégiques, devraient livrer leur verdict à Gênes, ville qui accueillera le final dimanche.
Sources Communiqué de presse The Ocean Race Europe.

