Ian Lipinski au départ d’un tour du monde en Class40
Ian Lipinski et son Class40 Crédit Mutuel s’apprêtent à s’élancer ce dimanche 31 août depuis Lorient pour le prologue de la Globe 40 La Grande Route, direction Cadix. Cette deuxième édition du tour du monde en Class40, disputée en double et avec escales, marque un tournant dans la carrière du skipper lorientais.
[caption id="attachment_202460" align="aligncenter" width="500"] Crédit : Jean-Marie Liot / Crédit Mutuel[/caption]8 mois de navigation et 6 étapes
Ian Lipinski est un habitué des transatlantiques et il s’engage cette fois pour huit mois de navigation, jalonnés par six étapes majeures : Cadix (Espagne), Mindelo (Cap-Vert), La Réunion, Sydney (Australie), Valparaiso (Chili) et Recife (Brésil), avant un retour en Bretagne. Pour affronter ce changement d’échelle, son Class40 a subi plusieurs modifications. Deux cloisons étanches supplémentaires ont été ajoutées pour renforcer la structure, et l’équipement de sécurité a été revu à la hausse.
« Déjà, il y a un amendement de sécurité qui est à rajouter par rapport au matériel obligatoire des courses habituelles des transatlantiques. On embarque un deuxième radeau de survie, une deuxième balise de détresse, on a installé un chauffage, obligatoire pour les mers du sud, et une nouvelle petite voile de gros temps. Ensuite, tout le matériel qui permet de réparer en mer a été augmenté. On a de quoi faire plus de composite, de quoi plus réparer les voiles », explique Ian Lipinski.
L’autonomie énergétique et l’eau douce ont également été au cœur des préparatifs. Deux hydrogénérateurs ont été installés pour sécuriser la production d’énergie. Concernant l’eau, le skipper résume : « On essaie de ne pas s'alourdir en emportant trop d'eau, mais en même temps d'avoir un bon degré de fiabilité pour produire de l'eau douce. »
Une aventure humaine partagée
Si cette Globe 40 reste une course, elle se distingue par son format en double avec possibilité de changer de coéquipier à chaque escale. Ian Lipinski alternera ainsi entre deux compagnons de route : Antoine Carpentier, 50 ans, marin chevronné, et Amélie Grassi, 31 ans, déjà remarquée en Imoca. « Dans ce contexte, explique Ian Lipinski, nous avons cherché à créer un système équilibré en ménageant pour moi une phase de récupération. Je ne voulais pas tout faire, parce que cela aurait fait beaucoup, sur huit mois. Il est important que chacun de nous garde de l'énergie et de l'envie. Antoine avait très envie de passer le cap Horn. Même pour moi, c'était un peu compliqué de ne pas vivre ce moment-là ! »
Amélie Grassi, enthousiaste, raconte : « Avec Ian, nos chemins se sont souvent croisés, en Mini en 2018, en Class40 dès 2020, et on s'apprécie. Assez régulièrement, quand il me racontait ses projets à venir, je lui glissais 'N'oublie pas que ça peut m'intéresser !', jusqu'au jour où ça s'est réellement présenté. » Antoine Carpentier complète : « Je vais faire ‘quelques milles’ avec des gens sympa sur un bateau qui va vite ! L'exercice sera différent de ce que nous avons l'habitude de pratiquer : nous serons dans un mode course au large, plus que dans un mode régate.
Il y a une partie du parcours que je connais très bien, jusqu'au Cap Vert, puis ce sera le saut dans l'inconnu lors de l'étape entre Sydney et Valparaiso. J'ai hâte de naviguer dans le Pacifique, de sentir sa longue houle. Et je vais aussi cocher une deuxième case : passer le cap Horn ! » Cette course représente autant une épreuve sportive qu’une expérience humaine. Ian Lipinski le souligne : « Ce qui me stimule le plus, c'est de faire un voyage, de vivre les étapes, de voir d'autres endroits tout en me donnant à fond dans une compétition, une expérience que je n'ai jamais vécue. »
Le projet dépasse également le cadre de la navigation. Comme le rappelle Eric Petitgand, directeur général de Crédit Mutuel Alliance Fédérale : « Ian aime partager et faire vivre ses aventures sportives avec tous les collaborateurs, élus et sociétaires de Crédit Mutuel. Cette course autour du Monde sera pour lui une opportunité d’élargir ce cercle et de convier bon nombre de jeunes à partager leur vision de la mer et des océans. Parrain du prochain concours de dessins Eurojeunes, Ian aura à cœur de donner un coup de projecteur personnel sur différentes réalités qui placent les océans au cœur des enjeux sociétaux de notre monde. Nous avons tous hâte de vivre cette course avec lui et avec toute son équipe. »
Sources Communiqué de presse

