Solitaire du Figaro. Xavier Macaire en tête à La Corogne
Les 34 skippers passent ce matin la marque des îles Farallones aux abords de La Corogne. Xavier Macaire (Groupe Snef) a viré en tête avec une petite avance devant Pierre Leboucher et Gildas Mahe. Une longue et éprouvante ascension de 290 milles pour rallier Lorient au près commence.
La flotte est descendue sous spi vers la Corogne dans des conditions idéales. Tom Laperche du Team Bretagne-CMB emmenait les 33 autres skippers à sa suite avec Pierre Leboucher et Fabien Delahaye. Au jeu du meilleur placement du dernier empannage, c’est Xavier Macaire qui a choisi la meilleure option en se décalant plus à l’ouest pour profiter d’un léger avantage en vitesse tout comme Gildas Mahe. On retrouve dans le Top 10 Martin Le Pape, Corentin Horeau et les deux autres skippers Bretagne-CMB ELoidie Bonafous et Gaston Morvan premier bizuth.
Pierre Leboucher (Guyot Environnement – Ruban rose), Fabien Delahaye (Groupe Gilbert), Gildas Mahé (Breizh Cola) et Corentin Horeau (Mutuelle Bleue pour l’Institut Curie) complètent dans l’ordre ce quinté de tête réuni en moins de quatre milles. Dans les conditions plus soutenues et sportives, de premiers écarts se dessinent au sein de la flotte de cette 52e Solitaire du Figaro qui avait pourtant entamé sa descente du golfe de Gascogne en mode navigation synchronisée au rythme des empannages que les uns et les autres, qui s’épiaient d’un bord à l’autre, déclenchaient presque comme un seul homme. La flotte progresse désormais tel un essaim, avec une trentaine de milles entre le chef de fil et le bizuth britannique David Paul (Just a drop), le plus en arrière.
Xavier Macaire (Groupe SNEF) en approche de la marque de Los Farallones : « Il y a de l’eau sur le pont du bateau, du bruit parce que la quille vibre. Je me prends aussi des paquets de flotte sur la mer bien formée. Le jour se lève et cest sympa de démarrer une belle journée avec le passage de cette petite bouée. Cette nuit, on a eu un empannage à faire pour descendre sur lEspagne. On a empanné presque tous en même temps. Puis le vent est rentré et des écarts se sont un peu créés assez rapidement. On a eu 25 nœuds de vent toute la nuit avec des rafales à 30 nœuds. Dans ces conditions, le bateau va vite. J’ai trouvé des bons réglages, et j’ai mis un peu de distance aux poursuivants. »

