A la découverte des équipes qui vous répondent avec ou sans confinement à la sous-préfecture de Mauriac (Cantal)
On ne les voit pas toujours en visuel mais, forcément, dans une vie, tout usager a affaire à eux. Rencontre de cette équipe de l'ombre qui entoure Isabelle Eynaudi, la sous-préfète de l'arrondissement de Mauriac. Au quotidien, dans ses tâches et ses nombreuses fonctions. Et dans ce bureau géant où les employés se sont pas toujours derrière un ordinateur ou un téléphone mais bien souvent sur le terrain. Le travail d'équipe allie entraide, échanges et passion de leur coeur de métier : être au service du public et des collectivités.
Isabelle Eynaudi, sous-préfète de l'arrondissement de Mauriac
L'équipe qui m'entoure est essentielleà mon fonctionnement.
Céline PironeArrivée en octobre à la sous-préfecture de Mauriac, elle est l’assistante de la sous-préfète, son bras droit quotidien pour l’épauler dans ses tâches mais bien plus encore. C’est par elle que les demandes d’entretien se passent, c’est elle qui gère l’agenda de la représentante de l’État pour l’arrondissement, les dossiers des communes… Mais aussi qui assure le suivi des politiques ministérielles. Une nécessité d’être à la page en toute occasion et de bien connaître le territoire et ses acteurs. « Je gère son agenda, ses visites, je suis en lien permanent avec elle, je suis le premier contact pour s’adresser à la sous-préfète. »
Et de lourdes responsabilités à gérer également, les dossiers confidentiels passant aussi par elle. En presque deux mois, cette Clermontoise d’origine installée à Aurillac depuis 2012, a déjà bien pris ses marques. « J’ai découvert un poste génial ici ! » Son expérience professionnelle étoffée lui permet de jouer à fond la carte de la polyvalence exigée pour tous les travailleurs de l’ombre d’une sous-préfecture.
Vacataire à la préfecture du Cantal, elle a aussi connu le bureau des permis de conduire à Clermont-Ferrand. Dans son bagage également, un BTS assistante de gestion PME-PMI et un début de carrière… au cinéma.
Il n'y a jamais de routine, tous les dossierssont différents, c'est passionnant.Ce poste que j'ai découvert en octobre dernierest génial !
« Ma mère était caissière au cinéma de Clermont-Ferrand. Dès mes 18 ans, j’ai travaillé pour des cinémas partout en France. » Jusqu’à l’ouverture du Cristal à Aurillac, en 2015, où elle reste jusqu’en septembre 2016. Secrétaire médicale durant deux ans au CMC de Tronquières, à Aurillac, c’est finalement la préfecture qu’elle choisit.
« Parce qu’on a un large champ d’action et de nombreux interlocuteurs, c’est passionnant. On ne se rend pas compte de tous les liens et les missions de l’État, c’est un réseau énorme à connaître. Et j’aime cette polyvalence, il n’y a jamais de routine, tout change tout le temps. Le volet technique de la réglementation est intéressant aussi car tous les jours, on gère des dossiers différents pour apporter une réponse juste. Il n’y a pas de réponse moyenne. Et le truc en plus à Mauriac, c’est cette équipe et cette proximité entre nous pour rendre service au public et apporter une solution. »
Béatrice ChambonLa petite voix souriante au téléphone et à l’accueil physique, travaille à la sous-préfecture de Mauriac depuis 1992 (après un passage de 1995 à 2000 à la sous-préfecture de Thiers) et en connaît tous les rouages. « J’apprécie beaucoup le contact humain, on est là pour rendre service aux gens, les aiguiller, les aider. On est une bonne équipe. »
Au premier confinement, on a eu un rôle humain, d'écoute et d'aide aux personnes. C'était une belle expérience de voir que l'on pouvait ainsi rendre service dans une période compliquéepour toute la population.
Greffière des associations de loi 1901 pour tout le département, cette Mauriacoise pure souche est aussi chargée avec Céline Pirone, des distinctions honorifiques, des débits de boisson et… des tirs et explosifs pour tout le Cantal. Une nouvelle fonction pour laquelle elle ne laisse rien au hasard. « Il faut aller sur le terrain, s’informer en permanence. Je suis allée dans une carrière pour voir comment ils tiraient les explosifs et approfondir mes connaissances, c’est super cette polyvalence. Et je suis beaucoup en contact avec l’extérieur, les élus, les associations, je ne suis pas tout le temps derrière un bureau et ça me plaît. Il faut connaître un peu tout. Je m’investis à fond et je m’éclate dans ce que je fais. » Après vingt ans de cartes d’identité, de carte grise, son métier a changé et elle a su s’adapter. Tout comme à la crise sanitaire. « Étonnamment, le premier confinement s’est avéré une super expérience. On était dans l’humain, pour rassurer, conseiller, aiguiller. On a vraiment senti qu’on rendait service. »
Isabelle GalvaingLa "madame budget et chiffres" de la sous-préfecture. Rien ne lui échappe. Et pour les dernières élections municipales, c'est encore elle qui a superviser tous les dossiers de réglementation, de dépôts de candidature, de vérification, de contrôles...
Après dix ans à France Télécom Paris puis quelque six ans à La Poste de Clermont-Ferrand, elle a rejoint son conjoint à Trizac et intégré la sous-préfecture mauriacoise en 1997. La passion des chiffres et des calculs, elle l’additionne à celle du service public, au quotidien.
On est dans un seul et même bureauet on peut échanger toute la journée.On a des rapports privilégiés que nous permetune petite structure comme celle-ci.
« Je m’occupe des subventions FCTVA, des installations classées agricoles (permis de construire), du contrôle budgétaire des collectivités, des budgets… On a un rôle de conseil auprès des élus. » Avec une vacataire, elle a chapeauté le dossier des dernières élections avec 21 nouveaux maires à intégrer sur les 55 communes. Et elle aussi a vu ses fonctions évoluer. « On faisait plus de missions directement avec les administrés et le public auparavant, notamment pour les délivrances de permis, de cartes d’identité. Aujourd’hui, je suis plus au contact des collectivités. L’avantage pour notre équipe est de pouvoir échanger au quotidien. On a des rapports privilégiés et de proximité comme c’est une petite structure et on est tous polyvalents. »
Johan AtrideLe petit nouveau de l’équipe, arrivé en septembre dernier, pour gérer les établissements recevant du public, les dossiers de Dotation d’équipement des territoires ruraux, le suivi des dotations de soutien, des intercommunalités, des subventions… Et l’homme des visites de contrôle des commissions de sécurité sur tout l’arrondissement, en lien avec les sapeurs-pompiers. D’ailleurs, ce matin-là, il était sur le terrain.
J'ai toujours su que je voulais travaillerpour l'Etat, pour le service public.
Avant d’intégrer le Haut ministère en 2009, ce Guadeloupéen était dans la gendarmerie à Besançon puis à la Direction générale à Issy-les-Moulineaux avant d’intégrer la préfecture de Beauvais puis celle de Mauriac où il a des attaches familiales. « J’ai toujours su que je voulais travailler pour l’État. Ce qui me plaît, c’est le contact avec le public, les élus et les sapeurs-pompiers. Une grande partie de mes missions se fait sur les établissements accueillant du public. Même si la partie administrative est le plus gros du travail, j’aime aller sur le terrain. »
Magali Roche
L’équipe de la sous-préfecture, composée de cinq personnels administratifs (avec trois personnels techniques également), remplit des fonctions à la fois sur l’arrondissement mauriacois et pour tout le département. Depuis Mauriac, trois pôles départementaux sont gérés : les associations, les distinctions honorifiques et les tirs et explosifs (carrières, chantiers, feu d’artifice). Un large éventail de ce que peut gérer au quotidien une sous-préfecture.

