Notre-Dame-des-Landes: de Rennes à Nantes, le gouvernement mobilise 1000 gendarmes et CRS en vue de sa décision
NOTRE-DAME-DES-LANDES - L'exécutif doit dévoiler ce mercredi 17 janvier sa décision d'abandonner -ou non- le projet très controversé d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Le gouvernement se retrouve dans la matinée à l'Elysée autour du président Emmanuel Macron à l'occasion du Conseil des ministres, où des "échanges sur Notre-Dame-des-Landes" sont au menu.
Très attendue, la décision pourrait y être prise et annoncée dans la foulée, ont indiqué plusieurs sources. Si le verdict ne devait finalement pas être dévoilé mercredi, il le sera dans les tout prochains jours. Toujours est il que l'opération d'évacuation du site se profile avec l'arrivée en Loire-Atlantique de renforts.
Sept escadrons de gendarmerie mobile composés de plus de 450 personnes sont attendus mercredi sur place, selon une source proche du dossier, avec pour objectif de quadriller la zone et procéder à des contrôles afin d'éviter l'arrivée de renforts dans la Zad.
Plusieurs compagnies de CRS seront elles dans les grandes villes alentour afin d'assurer le maintien de l'ordre en cas de manifestations, selon la même source. Ouest-France évoque 400 membres des forces de l'ordre à Nantes. BFMTV annonce entre 80 et 160 CRS attendus à Rennes.
Au moins 2000 gendarmes en cas d'évacuation
Qu'ils soient pour ou contre l'aéroport, la quasi-totalité des élus locaux et le gouvernement défendent son évacuation, six ans après le fiasco d'une première tentative en octobre 2012, l'opération César. Mais une évacuation, qui mobiliserait au minimum 2000 gendarmes mobiles, s'annonce beaucoup plus aisée si le projet d'aéroport est abandonné.
Soutenues par des ONG comme Greenpeace, une poignée de personnes, comme l'eurodéputé José Bové ou le député LREM Matthieu Orphelin, plaident pour renoncer à une "évacuation violente" et préconisent d'aller vers un "nouvel avenir" similaire à l'expérience du Larzac dans les années 70.
Le ministre de l'Intérieur n'a pas fermé la porte: "Il y a toute une série de gens qui ont des projets sur la Zad, donc qui sont prêts le cas échéant à pouvoir faire autre chose", a dit Collomb... Une façon de laisser encore clairement entendre que l'aéroport ne serait pas construit.
Un éventuel abandon du projet soulève la question douloureuse pour l'État de l'indemnisation prévue pour Vinci qui, selon les rapporteurs, avoisinerait 350 millions d'euros. Le PDG de Vinci Xavier Huillard a évoqué mardi un contrat "béton" et "nickel" après des rumeurs démenties de contestation de certaines clauses du contrat par l'État.
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