Faute d’effectifs, le SCSP jette l’éponge
Saint-Pourçain-sur-Sioule. Le SCSP à la relance.
La saison est finie pour l’équipe fanion du SCSP rugby qui préfère jeter l’éponge que de poursuivre dans des conditions trop compliquées et difficiles pour préserver le plaisir du jeu.
« Depuis décembre, j’ai sonné l’alerte et prévenu tous les dirigeants que la situation allait être ingérable. Après une énième démission de joueurs, j’ai convoqué tous les dirigeants pour leur annoncer ma décision de mettre un terme à la saison et à la compétition », commente amèrement Nicolas Chanat, président du XV vigneron.
Une entente avec Varennes en projetCe choix, le président et joueur le motive par un effectif de départ déjà juste, de nombreux blessés, mais aussi des joueurs qui n’ont pas souhaité être vaccinés et enfin des départs. « Le Covid a bon dos parfois et c’est devenu une excuse pour certains. C’est une grosse déception que d’en être arrivé là et le mot est faible. C’est un gros échec ! », juge Nicolas Chanat.
« Ces dernières saisons, alors qu’il faudrait que l’on recrute 15 joueurs, on en a péniblement trois ou quatre. C’est pour cela que, depuis des mois, je souhaite fortement un rapprochement avec Varennes qui connaît une situation similaire. L’entente nous permettrait de continuer de jouer, on sera tous gagnants. Tout ce qu’on veut, c’est jouer ».
Une activité rugby touché dès ce vendrediDépité, mais pas vaincu, le président sait qu’il peut « compter sur une dizaine de joueurs. Ils m’ont demandé si l’on pouvait pratiquer le rugby touché pour maintenir le lien entre nous. J’ai évidemment accepté et nous accueillons toutes les personnes qui souhaitent découvrir ce sport les vendredis soir au stade des Cordeliers ».
Ouvert autant aux hommes qu’aux femmes, le rugby touché se pratique par équipe de cinq joueurs et ne nécessite pas de contacts, parfois rugueux, comme le rugby à XV. « Nous accueillons toutes les personnes de 18 à 99 ans », encourage le dirigeant. Cette activité permet de travailler le cardio, l’endurance et la tonicité, c’est un sport d’évitement pur et dur. Aucune licence n’est nécessaire pour pratiquer le rugby touché. « D’anciens joueurs nous ont rejoints ainsi que les filles des pompiers ».
Autre source de satisfaction, l’école de rugby, quant à elle, se porte très bien avec près d’une centaine d’enfants. « Le travail mené depuis 5 ans paie, l’an prochain nous aurons une équipe de U16, d’où l’importance de pouvoir les accueillir en seniors après ». Pour encadrer ces jeunes pousses, le club souhaite développer le nombre d’éducateurs « Idéalement, au moins cinq », conclut Nicolas Chanat.
Pratique. Rugby touché, rendez-vous le vendredi à 19 h 30 (durée 1 h 15) au stade des Cordeliers.

