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A Clermont-Ferrand, François Pujo entretient la pelouse et les espaces verts du stade Marcel-Michelin depuis cinq ans

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« J’ai toujours aimé être dans la nature. C’est pourquoi je pratique le golf. Quand j’étais étudiant, je ne me prédestinais pas à ce métier de jardinier. Après un bac scientifique et le service militaire, je m’étais dirigé vers une formation en génie civil. Finalement, j’ai changé pour des études afin de devenir intendant de terrain de golf », explique François Pujo.

Ce jardinier a donc commencé à travailler comme greenkeeper dans la région bordelaise, puis à Paris et enfin en Suisse. De quoi se forger une belle expérience sur des pelouses qui demandent autant d’exigence qu’un swing réalisé à la perfection.

« C’est une fierté de travailler pour ce grand club de rugby»

Mais François Pujo a la possibilité d’exercer son savoir­-faire sur un tout autre terrain de jeu. Bye bye la petite balle blanche et bonjour le grand ballon rond. C’est sur la pelouse des footballeurs de l’Olympique Lyonnais que ce passionné d’espaces verts va pratiquer son métier.

« Je garde de très bons souvenirs de cette époque. Nous étions huit jardiniers à entretenir les terrains du centre d’entraînement et celui du stade Gerland. Nous avions de très bons rapports avec le staff et les joueurs », se souvient-­il.

Et puis il y a cinq ans, la société pour laquelle il travaille, IdVerde, lui propose de quitter l’espace de jeu des Gones pour celui des « jaune et bleu ». « C’était une belle opportunité, non seulement pour des raisons personnelles, puisque je me rapprochais un peu de ma famille qui est à Bordeaux, mais aussi parce que le club de Clermont installait à ce moment-­là sa nouvelle pelouse hybride. Il était d’ailleurs le premier du Top 14 à avoir cela. »

« Une démarche éco-responsable pour l'entretien »

En effet, cette pelouse qui se compose de 3 % de fibres injectés jusqu’à 18 centimètres de profondeur dispose également d’un chauffage au sol qui maintient le terrain hors gel. « C’est l’une des raisons pour lesquelles le club a opté pour ce type d’engazonnement, explique Arnaud Chausi, le stadium manager du Michelin. Cela peut éviter de reporter des matchs. Lors de la rencontre face au Racing début janvier, nous avons dû faire face à des conditions très hivernales avec des chutes de neige. Malgré tout, le terrain était tout à fait praticable. »

Mais il faut dire aussi que François Pujo veille au grain, ou plutôt à la graine, avec son collègue Antoine Zabski pour que le gazon soit toujours dans des conditions optimales.

« Il faut mettre ce système de chauffage à bonne température, arroser correctement la pelouse de façon à ce qu’elle ne soit pas trop dure, tracer les lignes avec précision. Il y a aussi un échange avec le staff et les joueurs pour faire en sorte que le gazon leur convienne au mieux. Par exemple, les butteurs n’aiment pas quand il est trop haut»

Autre aspect que ne manque pas de surveiller François Pujo, c’est l’éco­responsabilité. « Si le club est très engagé dans cette démarche, je le suis aussi personnellement. On ne met plus de désherbant chimique, on va arracher les trèfles à la main. Nous avons mis des coccinelles sur les massifs du stade et nous utilisons des tondeuses électriques. Bientôt, nous essayerons d’utiliser les eaux de pluie. »

Un tas de démarches qui a permis à cette pelouse, au­-delà de son bel aspect esthétique, d’être dans le top 3 des plus belles de France selon la Ligue Nationale de Rugby.

Stéphanie Merzet Follow @Steph_Merzet

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