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Volley, handball, patinage, etc: les suspensions et exclusions pleuvent sur le sport russe

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Le Comité international olympique (CIO) a recommandé lundi de bannir Russes et Bélarusses des compétitions sportives, une proposition soutenue par le Comité olympique et paralympique américain.

Dans un communiqué, la Commission exécutive du CIO "recommande aux Fédérations internationales de sport et aux organisateurs de manifestations sportives de ne pas inviter ou permettre la participation d'athlètes et de représentants officiels russes et bélarusses aux compétitions internationales".

Canoë-kayak

La fédération internationale de canoë (ICF) a annoncé mardi après-midi la suspension de la Russie et du Bélarus de toutes compétitions organisées sous son égide jusqu'à nouvel ordre. Cette décision a été prise à l'unanimité et s'ajoute à l'annulation des trois compétitions de Coupe du monde prévues en Russie en 2022.

"En tant que sport mondial, nous avons un rôle important à jouer et devons faire preuve de leadership sur des questions comme celle-ci. Nous savons que des athlètes et des officiels innocents en Russie et au Bélarus qui ne soutiennent pas les actions de leur gouvernement sont punis, mais le coût pour nos athlètes, entraîneurs et officiels en Ukraine est bien plus élevé", a déclaré Thomas Konietzko, le président allemand de l'ICF.

Plus aucun drapeau, hymne national ou image des fédérations russe et bélarusse n'apparaîtront lors des compétitions de l'ICF, sur le site internet et d'autres supports graphiques jusqu'à nouvel ordre.

Escrime

Le patron de la fédération internationale d'escrime (FIE), l'homme d'affaires russo-ouzbèke Alisher Usmanov, a annoncé mardi qu'il se mettait en retrait de cette fonction, invoquant les sanctions européennes dont il est la cible. Dans un court communiqué mis en ligne par la FIE, Alisher Usmanov explique "suspendre ses fonctions de président (...), avec effet immédiat, jusqu'à ce que la justice soit restaurée".

Décrit par les Occidentaux comme proche du président russe Vladimir Poutine, Alisher Usmanov qualifie la décision prise lundi par l'Union européenne d'"injuste", prise sur la base d'"un ensemble d'allégations fausses et diffamatoires qui nuisent à (son) honneur, à (sa) dignité et à (sa) réputation d'hommes d'affaire".

"J'utiliserai tous les moyens légaux pour protéger mon honneur et ma réputation", a dit l'homme d'affaires, qui a également investi dans le football anglais.

Dans un communiqué distinct, également publié mardi, la FIE a indiqué qu'elle mettait en oeuvre les mesures préconisées par le CIO le 25 février, soit la participation possible à ses compétitions d'escrimeurs russes et bélarusses, mais à titre individuel, sous bannière neutre. Elle n'a en revanche pas évoqué la recommandation diffusée lundi par le CIO, qui appelle à bannir purement et simplement les athlètes russes.

A la tête de la FIE depuis 2008, Alisher Usmanov a participé sur ses deniers personnels au financement de la fédération: une ligne dans les recettes des budgets 2019 et 2020 comporte la mention "donation du président" avec la somme de 5 millions de francs suisses, sur un total de 9,5 millions de francs suisses de recettes en 2019.

Volley

Mardi, la Fédération internationale de volley a annoncé retirer l'organisation du Mondial-2022 de volley-ball, prévu en août et septembre en Russie. Plus tard, la Conférédation européenne de volleyball (CEV) a, à son tour, réagi à l'invasion de l'Ukraine par les forces armées russes et leurs alliés bélarusses en sanctionnant la Russie et le Bélarus. "Toutes les équipes nationales russes et bélarusses, athlètes, clubs et officiels ne sont plus autorisés à participer à des compétitions européennes", pouvait-on lire dans le communiqué publié mardi. Cette sanction concerne aussi le beachvolley et le snow volley. Elle s'ajoute à la décision de retirer toutes les épreuves prévues en Russie. Tous les dirigeants russes et bélarusses sont suspendus de toutes leurs fonctions au sein des organes de la CEV.

Plus tôt dans la journée, la fédération internationale de volley (FIVB) avait annoncé l'exclusion de la Russie et du Bélarus de toutes les compétitions internationales et continentales et le retrait de l'organisation du championnat du monde masculin 2022 à la Russie.

Polonais et Français, respectivement champions du monde et olympiques, avaient avant même cette décision prévenu qu'ils seraient forfait si la compétition y était maintenue.

Football

La Russie exclue du Mondial-2022

Hôtes du dernier Mondial en 2018, les Russes ont été exclus lundi de l'édition 2022 au Qatar (21 novembre-18 décembre) par la Fédération internationale de football.

La Fifa et l'UEFA ont annoncé conjointement la suspension des sélections nationales et des clubs russes de toutes leurs compétitions "jusqu'à nouvel ordre".

La Pologne, qui devait disputer un barrage pour le Mondial fin mars contre la Russie, avait déjà annoncé qu'elle refusait de le jouer, imitée par la Suède et la République tchèque, possibles adversaires des Russes au tour suivant.

Interrogée par l'AFP, la Fifa n'avait pas confirmé, lundi soir, si la Pologne était directement qualifiée pour la finale de ces barrages, ou si un autre format serait retenu.

Le comité exécutif de l'UEFA se réunira également prochainement pour décider de l'impact de l'exclusion de l'équipe russe sur l'Euro féminin prévu en juillet en Angleterre.

L'UEFA rompt avec Gazprom

L'invasion russe en Ukraine a aussi des répercussions sur les contrats de sponsoring: mardi, Adidas a suspendu son partenariat avec la Fédération russe de football.

La veille, l'UEFA avait rompu "avec effet immédiat" son partenariat avec le géant russe de l'énergie Gazprom, l'un de ses principaux sponsors depuis 2012.

Le contrat était estimé à 40 millions d'euros par an selon des médias spécialisés, et couvrait la Ligue des champions, les compétitions internationales organisées par l'UEFA ainsi que l'Euro-2024 qui aura lieu en Allemagne.

Sponsorisé aussi par Gazprom, le club allemand de Schalke 04 avait déjà annoncé la rupture de son contrat, et Manchester United a de son côté décidé de se passer de la compagnie aérienne russe Aeroflot.

Sports automobiles

Sotchi est un symbole du "soft power" sportif russe: ville hôte des Jeux d'hiver en 2014, elle accueille aussi le Grand Prix de Russie de Formule 1. Mais ce ne sera pas le cas cette saison: le promoteur de la compétition, Formula One, l'a annulé.

L'écurie américaine Haas a de son côté remis en cause son partenariat avec son sponsor russe Uralkali. Et l'avenir en F1 de Nikita Mazepin, fils d'un dirigeant d'Uralkali, qui devait piloter une des deux monoplaces, semble obscurci.

Tennis

Plusieurs joueuses de tennis ukrainiennes ont mis en demeure la WTA de réagir. Elina Svitolina, qui devait affronter la Russe Anastasia Potapova mardi à Monterrey, a annoncé qu'elle ne jouerait plus contre des adversaires russes ou bélarusses tant que ces dernières ne participeraient pas aux tournois en tant qu'athlètes "neutres".

Handball

Les équipes nationales de handball de Russie et du Bélarus ainsi que les clubs de ces deux pays participant à des compétitions européennes sont suspendus "avec effet immédiat" et "jusqu'à nouvel ordre", a annoncé lundi la Fédération européenne de handball (EHF).

Le Comité exécutif de l'EHF a pris cette décision en réaction à l'invasion de l'Ukraine par Moscou. La suspension de la Russie peut avoir des conséquences pour la Belgique. Les Red Wolves affrontent la Slovaquie au premier tour des barrages du Mondial 2023 messieurs les 16 et 19 mars. Le vainqueur est censé affronter la Russie au dernier tour, prévu à la mi-avril.

Le prochain Mondial se jouera en janvier 2023 en Suède et en Pologne. La Belgique vise une première participation à un grand tournoi.

Equitation

La Fédération équestre internationale (FEI) a annulé toutes les compétitions internationales prévues en Russie et au Bélarus en 2022. Dans un communiqué publié lundi soir, l'instance déclare qu'elle suit la recommandation faite vendredi par Comité international olympique (CIO) de délocaliser ou annuler tous les événements sportifs prévus dans ces deux pays à la suite de l'invasion de l'Ukraine par Moscou. En outre, le bureau exécutif de la FEI demande au conseil d'administration de la FEI de considérer une résolution d'urgence "interdisant la participation de tous les athlètes et officiels russes", après la nouvelle recommandation, annoncée lundi, du CIO.

La FEI a également annoncé l'allocation d'un fonds de solidarité d'un million de francs suisses (972.000 euros) en faveur de la communauté équestre en Ukraine.

Autres sports

Ski, biathlon, hockey sur glace, mais aussi rugby, boxe ou natation: de nombreuses fédérations nationales ou internationales ont aussi annoncé des mesures drastiques visant les sportifs russes, et parfois bélarusses.

Parmi elles, les fédérations suédoise et norvégienne de ski ont fait savoir que les sportifs russes n'étaient pas les bienvenus sur leurs territoires en mars et les autorités britanniques ont prévenu que les sélections nationales russes et bélarusses étaient persona non grata.

Toutes les équipes russes et bélarusses ont aussi été bannies par la Fédération internationale de hockey - privant les Russes du Mondial-2022 en Finlande -, ainsi que par World Rugby - enterrant les minces espoirs russes de qualification au Mondial-2023 en France.

Mardi, l'Union internationale de patinage (ISU) a annoncé qu'aucun patineur russe ou bélarusse "ne ser(ait) autorisé à participer à des événements organisés" par la fédération.

La participation des trois clubs russes à l'Euroligue de basket a également été suspendue.

La Fédération internationale de ski a de son côté annulé toutes les compétitions prévues en Russie, comme la Fédération mondiale de badminton, celle de natation (qui a annulé les Mondiaux juniors de Kazan en août), et les quatres grandes fédérations de boxe ont prévenu qu'elles n'autoriseraient plus de combat en Russie.

Drapeaux et hymnes de Russie et du Bélarus ont aussi été bannis par les Fédérations internationales de biathlon et de badminton.

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