Nouvelles

A Riom (Puy-de-Dôme), Isabelle Aladenise a converti toutes ses filles, et même sa petite-fille, au handball

0 22

Depuis qu’elle a touché son premier ballon en milieu scolaire, la vie d’Isabelle Aladenise tourne autour du handball. Joueuse jusqu’à 36 ans à La Châtre (Indre), où elle évoluait en Excellence régionale au poste d’arrière gauche tandis que sa sœur jumelle jouait à droite de la défense, Isabelle est arrivée en Auvergne il y a une vingtaine d’années. "Quand mon mari a été muté, j’ai tout arrêté car j’avais trois filles à élever et j’arrivais à saturation avec le handball. Je n’ai même pas cherché de club !"

Chez les Dessaigne, à Riom, le rugby est un ciment entre les générations

Une voisine, qui emmenait son enfant à l’entraînement du Handball club riomois, lui a remis involontairement le pied à l’étrier. "J’y ai repris goût en signant une licence “loisirs”. L’année suivante, j’avais trois équipes en charge et je faisais partie du conseil d’administration", sourit Isabelle Aladenise.

Sur les parquets dès 6 ans

"Isa", comme tout le monde l’appelle à Riom, a par la suite réduit la voilure pour se concentrer sur les moins de 15 ans garçons, qui évoluaient avant l’interruption des championnats en poule haute d’Excellence AURA.

"C’est un âge charnière dans une vie de handballeur. Pour progresser et lutter à armes égales avec les clubs rhônalpins, il faut de la discipline et de l’investissement. Je suis assez stricte dans mon fonctionnement avec les joueurs et les parents. J’essaye d’obtenir le maximum de chacun pour qu’ils ressentent de grandes émotions comme j’en ai eu quand j’ai atteint des demi-finales de coupe de France à La Châtre, en minimes et cadets. Ce sont des moments inoubliables que je souhaite à tout le monde"

Isabelle Aladenise

Les trois filles d’Isa ont naturellement baigné dans le sport grâce à un père footballeur et une mère handballeuse. Chacune suivait l’un ou l’autre lors des compétitions du week-end. Tiphaine, l’aînée, aujourd’hui professeur des écoles, accompagnait sa mère dans les gymnases. "Je me souviens du bruit général qui régnait. Dès que j’ai eu 6 ans, je me suis lancée dans le grand bain avec maman comme entraîneur. En arrivant à Riom, ma timidité a pris le dessus et j’ai seulement rejoué à 17 ans, avec l’impression d’avoir beaucoup perdu pendant ces années d’arrêt."

Trois Aladenise dans l’équipe féminine du HBCR

Isa, qui avait remis ça en championnat, encourageait et poussait sa fille, qui l’avait rejointe en senior. Elle était à la fois maman protectrice, joueuse et coach technique. "J’ai de nouveau arrêté à cause de mes études et je suis revenue plus tard pour jouer avec ma sœur Manon, qui avait laissé tomber la gymnastique rythmique à cause d’une blessure."

Manon en pleine extension lors d’un match au gymnase Jean-Zay.

Il y avait alors trois Aladenise dans l’équipe féminine du HBCR. Quant à Maëliss, la plus jeune, sa carrière de handballeuse s’est limitée à quelques années en école de hand avant de trouver sa voie dans le hip-hop.

Mais l’histoire n’est pas finie : Mila, la petite-fille d’Isa, vient de faire ses premiers pas en baby-hand à Riom. L’important pour elle est de retrouver ses copains et copines et de s’amuser, quelle que soit l’activité proposée. D’ailleurs, quand on lui demande avec quoi se joue le handball, elle répond "avec une raquette", car sa maman Tiphaine est depuis passée du parquet de handball au court de tennis.

Comments

Комментарии для сайта Cackle
Загрузка...

More news:

Read on Sportsweek.org:

Autres sports

Sponsored