Ce qui change pour le Saint-Flour handball avec la montée en N1
La N1... mais à quel prix?! Si l’US Saint-Flour n’a pas hésité à accepter la montée qu’on lui proposait, en sa qualité de meilleur troisième et à la faveur d’une réorganisation des divisions, autant dire que cette accession bouleverse pas mal de choses.
Côté financier
Avec la N1, on entre sur la voie de la professionnalisatio. La commission nationale des comptes de gestion nous demande de présenter un budget dont les produits seraient en augmentation de 30 %, soit 80.000 €.
« Et si ce n’est pas le cas quand nous serons auditionnés, notre engagement en Nationale 1 ne sera pas confirmé. Et aujourd’hui, on y est pas » prévient le conseiller des présidents, Michel Méo.
Pour porter le budget de 250 à 330.000 €, le club a plusieurs pistes. Christian Gibelin : « Nous avons créé une commission jeune pour travailler à de nouvelles animations, manifestations et donc trouver des ressources. On va aussi essayer d’augmenter notre partenariat privé, et de densifier le nombre d’entreprises qui nous soutiennent. Enfin, nous avons déjà eu plusieurs rendez-vous avec les collectivités locales, en espérant qu’elles nous accompagneront dans notre montée en puissance. Car aujourd’hui, on peut porter la marquer Saint-Flour ou la marque Cantal partout en France. Nous sommes le deuxième club du département, une seule division en dessous du Stade Aurillacois, et le premier club de hand en Auvergne. » Les dirigeants regardent donc du côté de la ville, de la com’com’, mais aussi (et surtout) du département et de la région afin de bénéficier d’aides supérieures. Une montée en puissance évoquée à demi-mot par le maire, Pierre Jarlier, lors du dernier conseil municipal. Conseiller municipal et communautaire, Marc Pougnet pense, lui « qu’il faut réfléchir sérieusement à cette question, surtout au niveau du conseil communautaire, car le club rayonne sur tous le bassin. Et augmenter l’enveloppe dédiée au sport au niveau, car il ne s’agit pas de prendre aux autres pour donner au hand. »
Une cellule de gestion de l'emploiEncore une obligation fédérale, pour accompagner les joueurs vers un emploi. Elle sera mise en place dès cette saison et, dans un deuxième temps, le conseil d’administration va être étoffé. « On va d’abord tous en faire plus, explique le co-président, Bernard Colle. Mais on ne pourra pas tout faire. Il nous faudra être plus nombreux, donc on en appelle à toutes les bonnes volontés. »
La question des créneauxQui dit plus haut niveau, dit plus d’entraînements. « Et avec toutes nos équipes, c’était déjà très serré ces dernières années, on s’entraînait même à Massiac. Cela ne va pas s’arranger, au contraire » prévient Christian Gibelin. Qui lorgne sur une réfection du revêtement de la Vigière… ce qui n’est pas à l’ordre du jour niveau élus.
Une salle trop petiteIl faut le savoir, l’USS évoluera à Besserette grâce à une dérogation. Car à ce niveau, il faut normalement être doté d’une salle de… 3.500 places?! « Mais on a bien joué 20 ans sous dérogation" rigole Michel Meo.
Ce qui ne change pas : la philosophieLes filles ne seront pas mises de côté
« On a jamais fait de choix entre les garçons, les filles et les jeunes, on est un des rares clubs de hand à fonctionner ainsi, et ça ne changera pas » prévient Christian Gibelin. Une preuve?? L’an prochain, la fédération imposera que les garçons touchent des primes de match, ce qui n’était pas le cas cette année. Eh bien le club a décidé que les filles en profiteraient aussi.

