Liverpool : Slot toujours aussi peureux face au PSG
Condamné à l’exploit après sa défaite (2-0) au Parc des Princes, Liverpool accueille le Paris Saint-Germain ce mardi pour un quart de finale retour de Ligue des Champions qui s’annonce brûlant. Mais si les supporters des Reds rêvent d’une soirée européenne magique à Anfield, le discours de leur entraîneur a de quoi refroidir les ardeurs.
Présent en conférence de presse à la veille du choc, Arne Slot a affiché une prudence presque déconcertante. Loin de sonner la révolte, le technicien néerlandais semble toujours aussi tétanisé par l’armada parisienne, laissant craindre une nouvelle approche beaucoup trop timorée.
Slot, la peur au ventre
Alors qu’il doit impérativement remonter un handicap de deux buts, Arne Slot n’a pas du tout enfilé le costume du meneur d’hommes prêt à tout renverser. Son discours transpire la crainte et le respect absolu envers les « champions d’Europe » en titre. Le Batave insiste lourdement sur la nécessité de trouver le « parfait équilibre » et de contrôler les latéraux parisiens avant même de penser à attaquer. Une frilosité qui surprend et agace, d’autant qu’il ne semble pas avoir retenu les leçons de son naufrage tactique du match aller. Son attentisme avait alors donné le bâton pour se faire battre, et sa prise de parole du jour ne transpire ni l’ambition, ni la rébellion.
Pour se défendre, l’entraîneur des Reds assure pourtant que l’approche « n’est pas si différente » de l’aller et qu’il n’a jamais demandé à son équipe de « rester en bloc bas pendant 90 minutes ». Il concède d’ailleurs du bout des lèvres qu’il faudra bien « prendre des risques ». Faut-il y voir un énorme coup de bluff pour masquer une tactique ultra-offensive surprise destinée à étouffer le PSG d’entrée de jeu ? C’est une hypothèse, mais on ne parierait pas un centime dessus au vu de son langage corporel et de son exigence d’être « très, très spécial » pour espérer exister face aux Franciliens.
Le contraste saisissant avec la rage de Szoboszlai
Ce manque d’ambition assumée de la part du manager dénote totalement avec l’état d’esprit affiché par ses propres joueurs. Présent à ses côtés face aux médias, Dominik Szoboszlai a livré une partition bien plus agressive. Conscient du pouvoir mystique de son stade, le milieu hongrois a promis que l’enceinte britannique aurait « un gros impact ». Surtout, il a affiché une détermination féroce, jurant que lui et ses coéquipiers étaient « prêts à mourir sur le terrain » pour arracher la qualification. Un décalage saisissant entre un vestiaire affamé et un coach qui semble déjà résigné.
Pour justifier l’ampleur de la tâche, le milieu de terrain hongrois a également pointé du doigt un avantage logistique majeur en faveur du club de la capitale. Alors que Liverpool vient de batailler rudement contre Fulham en Premier League ce week-end, le PSG a bénéficié du report de son match face à Lens pour recharger les batteries. « Ça leur donne plus de temps pour récupérer, analyser le match et être prêts », a regretté Szoboszlai. Une inégalité de calendrier avec laquelle les Anglais « doivent faire« , et qui rajoute un obstacle supplémentaire sur la route d’un miracle que leur propre entraîneur peine à imaginer.

