Algérie : Les clauses du nouveau contrat en or de Petkovic
Arrivé à la tête des Fennecs en février 2024, Vladimir Petkovic a su redresser la barre après une période de turbulences. Fort d’un bilan statistique très flatteur (20 victoires en 27 rencontres), il a notamment qualifié l’équipe pour la Coupe du Monde, qui s’apprête à se tenir sur le continent nord-américain. Une première pour les « Verts » de Mahrez depuis 2014.
Pleinement satisfaite par cette dynamique, la FAF a logiquement décidé de prolonger son contrat jusqu’en 2028 pour s’inscrire dans la continuité. Toutefois, cette marque de confiance n’est pas un chèque en blanc. Pour honorer ce bail sur la durée, le sélectionneur va devoir répondre à des exigences sportives extrêmement précises sous peine de prendre la porte bien avant l’échéance.
Le voile levé sur les objectifs
Les conditions de son maintien sont désormais connues et s’annoncent particulièrement strictes. Pour éviter une résiliation pure et simple de son contrat, Vladimir Petkovic a l’obligation de qualifier l’Algérie pour les seizièmes de finale du Mondial. De plus, il devra hisser les Fennecs au minimum dans le dernier carré lors de la CAN 2027. La règle fixée par la Fédération est on ne peut plus claire : si l’un de ces caps majeurs n’est pas franchi, l’entraîneur sautera immédiatement.
À y regarder de plus près, ces objectifs fixés par les instances s’inscrivent dans une logique sportive implacable. Atteindre le deuxième tour du prochain Mondial nord-américain représente tout simplement le minimum syndical exigé pour une sélection de cette envergure ; il sait donc parfaitement à quoi s’attendre. Concernant la scène continentale, l’ambition a logiquement été rehaussée. Après avoir mené l’équipe en quarts de finale lors de la dernière CAN 2025 (avant de s’incliner face au Nigeria), il n’a pas le droit de faire pire et se devra de faire mieux en 2027, si tant est qu’il soit toujours en poste à ce moment-là.
Un statut doré à assumer pour Petkovic
Cette intense pression du résultat est évidemment à la hauteur du traitement de faveur accordé au technicien. Rémunéré à hauteur de 135 000 euros par mois, ce qui fait de lui le sélectionneur le mieux payé du continent africain, il se sait attendu au tournant. Si les conditions financières exactes et les potentielles primes de son nouveau bail n’ont pas été divulguées, la donne est limpide. S’il gère son groupe avec poigne, Petkovic devra impérativement se montrer à la hauteur des attentes dans les grands rendez-vous pour justifier ce salaire colossal.

