ASSE : quand le Chaudron menace de se refroidir
Plus de 60 groupes de supporters dénoncent une décision brutale visant notamment les AS Saint-Étienne et ses ultras, sans concertation préalable. Une polémique qui relance le débat sur la place des supporters dans le football français.
La tension est montée d’un cran dans le football français. Plus de 60 groupes de supporters issus de Ligue 1 et Ligue 2 ont exprimé leur indignation après la relance de procédures de dissolution visant plusieurs groupes ultras, dont les Magic Fans et les Green Angels de l’AS Saint-Étienne. En cause, une décision administrative jugée soudaine et sans consultation, qui ravive un climat déjà tendu depuis 2025. À l’époque, une première tentative de dissolution avait été suspendue après une forte mobilisation populaire, notamment à Geoffroy-Guichard, où plus de 3 000 supporters s’étaient rassemblés.
Convoqués le 13 avril 2026 devant la Commission nationale consultative de prévention des violences lors des manifestations sportives, ces groupes sont accusés par les autorités d’actes répétés de violences, de dégradations et d’incitations à la haine, conformément à l’article L.332-18 du Code du sport. Mais pour les supporters, cette mesure serait contre-productive. Ils rappellent leur rôle clé dans l’encadrement des tribunes et le dialogue avec les autorités, dénonçant une atteinte aux libertés d’association et d’expression. Un bras de fer s’engage désormais entre pouvoirs publics et acteurs du supporterisme, avec en toile de fond une question sensible : comment concilier sécurité et passion dans les stades ?

