Trump menace d’attaquer l’Iran, des conséquences sur la soirée de la Ligue des Champions ?
Le monde retient son souffle. Les menaces de Donald Trump à l’encontre de l’Iran ont atteint un point de non-retour. Après la fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran, le président américain a posé un ultimatum, dont l’échéance est fixée à ce soir. « Le pays tout entier peut être anéanti en une nuit, et cette nuit pourrait être demain soir », a-t-il lancé, promettant de détruire toutes les infrastructures stratégiques iraniennes en quelques heures. « Une civilisation entière mourra ce soir », a-t-il même ajouté sur les réseaux sociaux. Une escalade verbale d’une violence inouïe, qui place la planète au bord d’un conflit majeur. Et pendant ce temps, le football s’apprête à vivre l’un des plus grands rendez-vous de sa saison.
Non, Trump n’annulera pas Real – Bayern
Ce soir, alors que les chancelleries du monde entier sont en état d’alerte maximale, deux quarts de finale de la Ligue des Champions sont au programme : Sporting-Arsenal et, surtout, le choc des titans entre le Real Madrid et le Bayern Munich. La question, aussi dérisoire puisse-t-elle paraître face à la gravité de la situation, est sur toutes les lèvres : cette crise géopolitique peut-elle avoir un impact sur la soirée européenne ? La réponse, à court terme, est non. Il est hautement improbable que l’UEFA décide de reporter les rencontres. Les matches se déroulent en Europe, loin de la zone de conflit, et aucune menace terroriste directe n’a été signalée.
Pourtant, il est impossible d’ignorer le contexte. L’ambiance, dans les stades comme devant les écrans, sera forcément particulière, pesante. Si les frappes ont lieu, les chaînes d’information en continu prendront le pas sur les avant-matches. Les commentaires, les analyses, tout sera teinté de la gravité de l’actualité. Le football, ce soir, ressemblera à une bulle, un refuge pour des millions de personnes cherchant à s’évader d’une réalité anxiogène.
Un précédent en 2001
Cette situation n’est pas sans rappeler de sombres précédents. Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, l’ensemble des compétitions sportives, de la Ligue des Champions à la NFL en passant par le baseball, avaient été immédiatement suspendues. Une décision prise par respect pour les victimes, mais aussi pour des raisons évidentes de sécurité nationale. La différence, majeure, est que le conflit actuel, aussi global soit-il, ne se déroule pas sur le sol européen. L’UEFA n’a donc, pour l’heure, aucune raison factuelle de prendre une décision aussi radicale.
Ce soir, donc, le ballon roulera. Mais difficile d’imaginer des avant-matches ou des commentaires qui ne feront pas référence à la situation géopolitique brûlante. Pour des millions de téléspectateurs, la soirée se déroulera avec un œil sur le match et l’autre sur les chaînes d’information en continu. Si le spectacle sportif offre une échappatoire de 90 minutes, les conséquences économiques d’une guerre ouverte, notamment sur le prix du pétrole, pourraient, elles, rattraper très vite le monde du football.

