Pourquoi l’échec de l’Italie est une chance pour le Real
La défaite face à la Bosnie en barrage a plongé l’Italie dans un nouveau cauchemar. Pour la troisième fois consécutive, la Squadra Azzurra ne verra pas la Coupe du Monde. Un drame national, une humiliation pour une nation qui a bâti sa légende sur la plus grande des compétitions. Mais pendant que tout un pays pleure, à Madrid, cette nouvelle a été accueillie avec un certain soulagement, presque un espoir. Car si la raison l’ignore, les superstitieux, eux, ont la mémoire longue.
Une statistique qui donne le sourire aux Madrilènes
Car aussi incroyable que cela puisse paraître, les destins du Real Madrid et de la sélection italienne sont intimement liés. Et le lien n’est pas très flatteur pour les Transalpins. Une statistique, une simple coïncidence pour certains, un véritable signe du destin pour d’autres, vient redonner le sourire à des supporters madrilènes bien moroses ces derniers temps. À chaque fois que l’Italie a échoué à se qualifier pour la Coupe du Monde, le Real Madrid a remporté la Ligue des Champions.
Le parallèle est saisissant. En 1958, en 2018 et en 2022, les trois seules fois où la Nazionale a manqué le plus grand des rendez-vous, le club merengue a soulevé la « coupe aux grandes oreilles ». Une « anomalie italienne » qui, au cœur d’une saison pour l’instant catastrophique, a des allures de bouée de sauvetage.
Un signe du destin pour sauver une saison ?
Car le Real Madrid de cette saison n’a plus grand-chose à espérer sur la scène nationale. Éliminé de la Coupe du Roi, battu en Supercoupe, et désormais largué en Liga après sa défaite à Majorque, le club n’a plus que la Ligue des Champions pour sauver sa saison. Et cette petite statistique, aussi irrationnelle soit-elle, est un supplément d’âme, un motif d’espoir auquel se raccrocher pour Mbappé et ses coéquipiers.
Bien sûr, le football n’est pas une science exacte, et l’histoire ne se répète pas toujours. Le chemin vers une quinzième Ligue des Champions est encore long et semé d’embûches, à commencer par un quart de finale périlleux face au Bayern Munich. Mais dans une saison où rien ne semble tourner rond, où les doutes sont plus nombreux que les certitudes, cette petite lueur venue d’Italie est une raison de plus de croire en l’impossible. Le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres. Et à Madrid, on ne s’en plaindra pas.

