Maroc : Berkane au cœur d’un nouvel imbroglio continental
Décidément, le parcours de la Renaissance de Berkane en coupes africaines est tout sauf un long fleuve tranquille. Après l’affaire des maillots « politisés » qui avait défrayé la chronique il y a deux ans face à l’USM Alger, le club marocain se retrouve de nouveau au centre d’une polémique qui secoue le football continental. Cette fois, les faits sont d’ordre sportif, mais le sentiment de malaise est tout aussi grand. Et comme souvent, la CAF se retrouve en première ligne, accusée d’un « silence administratif inacceptable ».
Un joueur dopé, une sanction levée, une qualification contestée
L’affaire a éclaté après le quart de finale de la Ligue des Champions africaine entre la RS Berkane et le club soudanais d’Al-Hilal. Qualifiés sur le terrain, les Marocains sont aujourd’hui sous la menace d’une disqualification. La raison ? Ils ont aligné un joueur, Hamza Al-Mousawi, qui aurait dû être suspendu pour dopage. Le joueur a bien été contrôlé positif, et une suspension provisoire de 30 jours lui a été notifiée. Mais dans un retournement de situation pour le moins surprenant, le président de la commission de discipline de la CAF a décidé de lever cette sanction, le rendant de nouveau éligible.
Une décision qui a provoqué la fureur des dirigeants d’Al-Hilal, qui ont immédiatement déposé une réclamation. Pour eux, le joueur était inéligible, et la qualification de Berkane doit être annulée. Ils ont multiplié les courriers à la CAF, sans jamais recevoir de réponse, avant d’obtenir, enfin, une audience, à seulement deux jours de la demi-finale aller… entre deux clubs marocains, les FAR de Rabat et la RS Berkane.
Un imbroglio qui rappelle de mauvais souvenirs
Cet imbroglio juridique, qui met en lumière les failles et les incohérences des règlements de la CAF, n’est pas sans rappeler l’affaire de l’USM Alger. À l’époque, le club marocain avait été au centre d’une polémique politico-sportive qui avait fini devant le TAS. Aujourd’hui, c’est une affaire de dopage qui vient entacher son parcours.
Selon les experts en droit du sport, il est peu probable que la CAF se déjuge et revienne sur sa décision de lever la suspension du joueur. Mais le mal est fait. L’image du football africain est une nouvelle fois écornée, et la crédibilité de ses instances remise en question. Aujourd’hui, on commence à avoir l’habitude et c’est bien triste comme constat.

