Pierre Sage massacre ses joueurs après la déroute dans le derby
Le derby du Nord a viré au cauchemar absolu pour le Racing Club de Lens. Attendus au tournant pour mettre la pression sur le PSG en tête de la Ligue 1, les Sang et Or ont sombré dans les grandes largeurs face au rival lillois (3-0). Une humiliation cinglante qui marque un violent coup d’arrêt dans la course au sommet. Habituellement si mesuré et protecteur envers son groupe, Pierre Sage n’a cette fois-ci pas mâché ses mots au coup de sifflet final, livrant une analyse glaciale et sans concession de cette déroute jugée inacceptable.
L’incompréhension de Sage face à un visage inconnu
Devant les caméras de Ligue 1+, le technicien a d’abord fait part de sa sidération face au néant proposé par ses troupes. Dépité par le manque d’arguments de son équipe pour rivaliser avec la qualité lilloise, il a dressé un constat terrible. « De notre côté, il ne s’est pas passé grand-chose. On est passé à côté. C’est comme si on se regardait dans un miroir, et on voyait une autre face que nous », a-t-il lâché, visiblement choqué par cette prestation insipide et cette absence totale de révolte.
Mais ce qui a le plus ulcéré Pierre Sage, c’est l’état d’esprit affiché sur la pelouse. Fait rarissime, l’entraîneur a publiquement fustigé des comportements qui « tournaient plus vers l’abandon de l’équipe que la révolte ». Une véritable trahison de l’ADN lensois, dont le « fond de commerce était d’être unis ». Tactiquement, il a également ciblé la « grosse erreur » sur le deuxième but qui a définitivement tué la rencontre, tout en reconnaissant que son passage à une défense à quatre a finalement donné un « visage très pâle » à une formation méconnaissable.
Thomasson invite le vestiaire à « raser les murs »
Ce terrible constat d’échec est pleinement partagé par le vestiaire. Capitaine courage dans la tempête, Adrien Thomasson ne s’est pas caché au moment d’analyser ce naufrage collectif. Qualifiant cette déroute de véritable « non-match », le milieu de terrain a appelé à la dignité. « Il va falloir raser les murs pendant quelques jours », a-t-il concédé, lucide. Malgré cette soirée qualifiée « à oublier », il a exhorté ses partenaires à rester « soudés et solidaires » pour tirer les leçons de ce fiasco et regarder de l’avant.
Désormais, l’heure est à la remise en question profonde au sein du club artésien. Pierre Sage l’a fermement rappelé en guise de conclusion : « On a le droit de perdre, mais pas de montrer ce visage-là dans un tel match. Et maintenant on a le devoir de réagir. » Avec le report du choc face au Paris Saint-Germain, le RC Lens dispose paradoxalement de deux longues semaines pour digérer cet affront et laver le linge sale en famille. Le championnat et la Coupe sont encore en jeu, mais une tout autre mentalité sera exigée.

