La stratégie discrète de l’Argentine pour éviter le piège algérien
L’Argentine prépare activement la défense de son titre mondial. Le 16 juin prochain, à Kansas City, l’Albiceleste lancera sa Coupe du Monde face à l’Algérie. Pour ce rendez-vous crucial, le staff argentin ne laisse absolument rien au hasard et peaufine déjà ses plans.
La Mauritanie comme sparring-partner de luxe
Lionel Scaloni souhaite éviter un scénario catastrophe identique à celui de 2022. Souvenez-vous, les futurs champions du monde s’étaient inclinés d’entrée contre l’Arabie Saoudite. Souhaitant se prémunir contre toute surprise, les Argentins ont programmé un match amical contre la Mauritanie le 27 mars prochain. Ce duel se déroulera dans l’ambiance bouillante de La Bombonera, à Buenos Aires.
Dès lors, ce test servira de répétition générale avant de défier les Fennecs. Si le niveau des deux sélections maghrébines diffère, l’Argentine mise sur ce profil pour s’étalonner. Par ailleurs, ce voyage représentera un moment historique pour les Mourabitounes, invités dans l’un des temples mondiaux du football.
Le refus de la Finalissima face à l’Espagne
Ce duel improbable remplace la Finalissima initialement prévue contre l’Espagne. Cependant, l’annulation de la rencontre au Qatar a tout changé. La Roja proposait de jouer sur son sol, mais l’Argentine exigeait un terrain neutre pour ce bras de fer. Sous l’impulsion de Lionel Messi, les champions du monde ont finalement décliné l’invitation espagnole, privilégiant une préparation plus proche de leurs besoins immédiats.
Certes, l’Algérie de Vladimir Petkovic affiche un niveau technique bien supérieur à celui de la Mauritanie. Toutefois, les Verts s’étaient inclinés face à ces mêmes Mauritaniens lors de la dernière CAN (0-1). Ainsi, le choix de Scaloni n’est pas aussi saugrenu qu’il n’y paraît. Finalement, l’Argentine préfère multiplier les précautions avant de croiser le fer avec les Verts sur la scène mondiale. Et cela en dit long sur l’estime que les Sud-Américains portent à Mahrez et ses coéquipiers.

