Le Maroc champion, Nasri en colère
La Confédération Africaine de Football a provoqué un véritable séisme en réécrivant l’histoire de la CAN 2025. Deux mois après le sacre du Sénégal sur le terrain de Rabat, la commission d’appel a déclaré les Lions de la Teranga perdants par forfait, offrant ainsi le titre au Maroc. Une décision justifiée par l’abandon temporaire de la pelouse par les Sénégalais à la 99e minute de la finale. Face à ce revirement tardif et inédit, les réactions indignées se multiplient, à l’image de celle de l’ancien international français Samir Nasri, totalement abasourdi par la gestion de l’instance.
Le timing pointé du doigt par Nasri
Pour l’ancien international français, le calendrier de cette annonce est tout simplement aberrant. S’exprimant avec la franchise qu’on lui connaît sur le plateau de Canal Champions Club, il a fermement condamné la lenteur des instances dirigeantes. « C’était le soir du match ou le lendemain, s’ils avaient fait ce communiqué, à la rigueur on peut comprendre », a-t-il lâché, visiblement agacé par ce délai de deux mois. Il a même poussé l’ironie jusqu’à fustiger cette temporalité absurde : « La prochaine fois, vaut mieux le faire en 2035 et donner le vainqueur à ce moment-là… ».
Au-delà de l’aspect administratif, Samir Nasri s’insurge contre le non-sens sportif et humain de cette situation. Les Sénégalais ayant déjà fêté leur victoire au bout de la nuit, le retournement de situation frise le ridicule selon lui. « Ah mais c’est n’importe quoi, les Sénégalais ont déjà célébré avec la coupe, ils ont fait la fête. Donc là qu’est-ce qu’on fait ? On leur enlève la coupe, on la donne au Maroc ? », s’est-il interrogé. L’idée de voir désormais les Marocains organiser un défilé pour une victoire obtenue dans les bureaux le laisse totalement pantois.
La crédibilité de la CAF entachée
En fin de compte, ce n’est pas tant l’identité du vainqueur qui préoccupe le consultant, mais bien l’image renvoyée par le football africain. Ce feuilleton juridique, qui devrait très certainement se poursuivre devant le Tribunal arbitral du sport, nuit gravement à l’institution. Comme l’a parfaitement résumé Samir Nasri en conclusion de son intervention, « Franchement ça… Ça décrédibilise la CAF encore une fois ». Un constat amer partagé par de nombreux observateurs, qui voient le prestige de la compétition s’effacer derrière un imbroglio administratif retentissant.

