Le grand chelem du Maroc, Saibari blanchi
La décision de la CAF ne cesse de susciter des interrogations. En déclarant le Maroc champion d’Afrique sur tapis vert face au Sénégal, l’instance a déjà bouleversé l’histoire de la compétition. Mais au-delà du titre récupéré, un autre élément attire l’attention : l’impression d’une mansuétude généralisée envers les acteurs marocains impliqués dans les incidents de la finale.
Saibari, symbole d’un allègement généralisé
Au cœur de cette polémique, Ismael Saibari apparaît comme un cas emblématique. Le milieu marocain avait pourtant été sanctionné pour comportement antisportif lors de la finale, notamment après une scène jugée limite où il avait empêché le gardien sénégalais de récupérer sa serviette auprès de son remplaçant. Malgré cette responsabilité reconnue, la commission d’appel a drastiquement allégé sa peine : suspension réduite à un seul match effectif et amende de 100 000 dollars purement annulée.
Ce traitement ne concerne pas uniquement le joueur. La Fédération royale marocaine de football a également vu ses sanctions considérablement réduites. Les incidents liés aux ramasseurs de balle et à l’utilisation de lasers ont été revus à la baisse, certaines amendes étant fortement diminuées. Seule une sanction liée à l’interférence autour de la VAR a été maintenue. L’ensemble donne l’impression d’un verdict largement favorable au camp marocain.
Une décision qui interroge l’équité
En combinant l’attribution du titre au Maroc et l’allègement des sanctions, la CAF offre une victoire totale aux Lions de l’Atlas. Ce double mouvement alimente les doutes sur la cohérence et l’équité de la décision. Comment expliquer un tel rétropédalage, deux mois après la finale disputée sur le terrain ? La qualité du travail juridique des responsables marocains est saluée, mais elle soulève aussi des questions sur les motivations profondes de l’instance.
Face à cette situation, le Sénégal n’a d’autre choix que de se tourner vers le Court Arbitrale du Sport. La bataille juridique s’annonce longue et déterminante pour l’issue définitive de cette CAN 2025. En attendant, une chose est certaine : le Maroc ressort gagnant sur tous les plans, tandis que cette affaire laisse une impression persistante de déséquilibre dans la gestion du dossier.

