Jean-Michel Aulas crée la sensation aux municipales lyonnaises
Contre toute attente, le maire écologiste sortant, Grégory Doucet, et son principal challenger, Jean-Michel Aulas, se retrouvent dans un mouchoir de poche.
L’écart entre les deux hommes est infime
D’après les résultats définitifs communiqués ce lundi 16 mars 2026, Grégory Doucet arrive d’une très courte tête avec 37,36 % des suffrages, talonné de près par l’ancien président de l’Olympique Lyonnais qui recueille 36,78 % des voix. L’écart entre les deux hommes est infime, avec seulement 1 184 voix de différence. Cette performance de Jean-Michel Aulas est d’autant plus marquante qu’il a réussi, sous la bannière de son mouvement « Cœur Lyonnais », à fédérer l’ensemble des forces de la droite et du centre, des Républicains à Renaissance, derrière sa candidature.
L’issue du scrutin, prévu le dimanche 22 mars, dépendra désormais des alliances qui se noueront dans les prochaines heures. Arrivée en troisième position avec 10,41 %, la candidate de La France insoumise, Anaïs Belouassa-Cherifi, détient les clés du scrutin. Elle s’est déjà dite prête à une « fusion technique » de sa liste avec celle de Grégory Doucet pour maintenir la ville à gauche. De son côté, Jean-Michel Aulas a vivement critiqué ce potentiel rapprochement depuis son QG, le qualifiant d’« accord de la honte », et mise sur la mobilisation des abstentionnistes pour inverser la tendance.
Le basculement politique de la troisième ville de France est donc plus que jamais envisageable. Jean-Michel Aulas, novice en politique mais fort de sa notoriété historique, pourrait créer la sensation dimanche prochain s’il parvient à convaincre les Lyonnais que son pragmatisme entrepreneurial est la solution pour l’avenir de la capitale des Gaules. Les thèmes de la sécurité, des aménagements cyclables et du logement resteront au cœur des débats d’ici le vote final.

