« Restez à la maison », Guardiola ne veut garder que les guerriers
Menés 3-0 face au Real Madrid, les Citizens exigent une confiance totale de leurs joueurs. City doit surmonter sa récente mauvaise passe et son historique désastreux en matchs aller pour conserver ses chances de qualification européenne.
Après une lourde défaite 3-0 contre le Real Madrid au Santiago Bernabéu la semaine dernière, City se retrouve au bord de l’élimination européenne. Les géants anglais peinent à trouver leur régularité, n’ayant remporté qu’un seul de leurs quatre derniers matchs toutes compétitions confondues – une série marquée par des matchs nuls décevants contre Nottingham Forest et West Ham. Ce manque d’efficacité les place face à une tâche colossale avant le match retour mardi à l’Etihad Stadium. Pour se qualifier, Guardiola doit corriger les défauts d’une équipe inhabituellement maladroite dans le dernier tiers du terrain et de plus en plus vulnérable à des erreurs défensives évitables.
Pas de place pour les sceptiques
Dans une analyse d’avant-match sans détour, Guardiola a insisté sur le fait qu’il ne tolère aucun esprit défaitiste au sein de son effectif. Abordant le défi psychologique que représente un retard de trois buts, l’entraîneur a souligné que la confiance est une condition sine qua non pour ses joueurs professionnels, pourtant très bien payés. « S’ils n’y croient pas, c’est leur problème », a déclaré Guardiola. « Ce sont des adultes ; ils sont bien payés. S’ils n’y croient pas pour la Ligue des Champions, qu’ils rentrent chez eux. Nous devons essayer. Qu’avons-nous à perdre ? »
Les statistiques montrent que City est clairement outsider face aux géants espagnols. Le Real Madrid a remporté trois de ses quatre dernières confrontations en Ligue des Champions contre City et vise à éliminer le club mancunien des phases finales pour la cinquième fois. De plus, Guardiola est confronté à sa propre « malédiction du match aller » ; Il n’a pas réussi à se qualifier pour les huitièmes de finale après avoir perdu le match aller lors de ses cinq dernières tentatives, dont les trois fois durant son passage à City. Malgré cela, Pep reste fidèle à sa philosophie : « J’aime mon équipe. Je sais que le football moderne n’est plus comme ça, mais je l’aime quand même. »

