Rayan Cherki révèle son plus grand défaut
Il a le Ballon d’Or dans un coin de sa tête, et il ne s’en cache pas. À seulement 22 ans, Rayan Cherki sait où il veut aller. Le chemin est encore long, mais le prodige français de Manchester City a une confiance inébranlable en son destin. Conscient de son talent hors du commun, il est aussi lucide sur ses imperfections, ses failles. Dans un entretien accordé à France Football, le jeune attaquant s’est livré comme rarement, évoquant ses ambitions, son parcours, et ce qu’il considère comme son principal défaut.
« Ça doit être chiant de ouf » : Cherki vu par Cherki
Ce défaut, ce n’est pas celui que l’on croit. On lui a souvent reproché son individualisme, sa tendance à vouloir faire la différence tout seul. Une critique qu’il a toujours balayée. « J’ai toujours préféré faire kiffer mes coéquipiers que kiffer tout seul », assure-t-il. Non, son plus grand « péché », c’est son exigence, presque maladive, envers lui-même… et envers les autres. Interrogé sur ce que cela fait de l’avoir comme coéquipier, sa réponse fuse, sans filtre : « Ah, ça doit être chiant de ouf ! ».
Le Lyonnais se décrit comme quelqu’un de « dur avec moi-même ». « Mon objectif est de ne perdre aucun ballon, faire ce qu’il y a de mieux pour l’équipe », confie-t-il. Une quête de perfection qui le rend parfois difficile à vivre sur un terrain. Il n’hésite pas à crier sur un partenaire qui rate un contrôle ou une passe, et attend la même chose en retour. « Moi, ça ne m’a jamais dérangé qu’un plus jeune me crie dessus si je loupe un contrôle ou une passe. Parce qu’il a raison : je ne dois pas louper ça ».
Un perfectionniste en quête de constance
Cette exigence de tous les instants est à la fois sa plus grande force et sa plus grande faiblesse. C’est elle qui le pousse à travailler sans relâche, à ne jamais se satisfaire de son niveau. Mais c’est aussi elle qui peut le rendre frustrant, pour lui comme pour ses coéquipiers, quand la réalité du terrain ne correspond pas à l’idéal qu’il s’est fixé.
Ce « défaut », Cherki l’assume pleinement. Il est le reflet d’un joueur qui sait ce qu’il veut et qui se donne les moyens d’y parvenir. Il a appris de ses erreurs, s’est endurci face à la critique. « On peut me descendre, me monter, plus rien ne va me faire mal », affirme-t-il. L’artiste est devenu un guerrier, un perfectionniste. Reste maintenant à trouver le juste équilibre pour que ce trait de caractère, si précieux, ne devienne pas un frein à son éclosion définitive.

