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Vahid ne pardonne pas au Maroc

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Le personnage est entier, le verbe haut. Vahid Halilhodzic n’a jamais été un adepte de la langue de bois. De retour aux affaires sur le banc du FC Nantes, le technicien bosnien n’a pas échappé aux questions sur son passé et ses expériences tumultueuses à la tête de sélections africaines. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a rien perdu de sa franchise. Interrogé sur son éviction de la sélection marocaine à quelques mois seulement de la Coupe du Monde 2022, il a laissé éclater une amertume qui ne s’est visiblement pas estompée avec le temps.

« On m’a volé une Coupe du Monde pour la troisième fois »

« J’ai vécu un moment terrible avec le Maroc. On m’a volé une Coupe du Monde pour la troisième fois« , a-t-il lâché, sans détour. « J’avais formé l’équipe pour la Coupe du monde. J’avais tout préparé ». Pour « Coach Vahid », le scénario est une trahison, une injustice. Il avait qualifié les Lions de l’Atlas pour la plus grande compétition de la planète, et la fédération a choisi de s’en séparer pour des « divergences de points de vue », cédant à la pression de certains cadres, Hakim Ziyech en tête, qu’il avait écartés pour des raisons disciplinaires.

Cette expérience, si douloureuse, contraste de manière saisissante avec le souvenir qu’il garde de son passage en Algérie. S’il n’a pas directement fait la comparaison lors de cette conférence de presse, son histoire parle pour lui. En Algérie aussi, ses méthodes rigides avaient pu créer quelques tensions. Mais la fédération l’avait toujours soutenu, même après une CAN ratée. Il avait pu aller au bout de son projet, qualifiant les Fennecs pour le Mondial 2014 et les menant à un huitième de finale historique. Il était parti en héros, acclamé par tout un peuple.

L’Algérie en exemple, le Maroc en contre-exemple

Au Maroc, le scénario a été l’inverse. Le succès en qualifications n’a pas suffi à le protéger. La fédération a préféré les joueurs à l’entraîneur, les egos aux principes. Un choix qui a permis à Walid Regragui de réaliser un parcours historique, mais qui a laissé Halilhodzic sur le bord de la route, avec le sentiment qu’on lui avait « enlevé sa fierté ».

« On me dit d’être plus diplomatique. Moi j’assume mes responsabilités », a-t-il conclu. Une manière de réaffirmer son intransigeance, sa ligne de conduite, celle qui a fait sa force et parfois sa faiblesse. À Nantes, il arrive en sauveur, avec la même détermination. Reste à savoir si, cette fois, on le laissera aller au bout de ses idées.

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