« Ils sont morts physiquement », l’OL n’en peut plus
Après une série historique de 13 victoires, le nul arraché contre le Paris FC (1-1) confirme un net coup d’arrêt pour les hommes de Paulo Fonseca. En conférence de presse, l’entraîneur portugais n’a pas caché son inquiétude, avouant avoir dû laisser des cadres comme Endrick, Yaremchuk et Corentin Tolisso sur le banc au coup d’envoi pour éviter une hécatombe de blessures.
Le constat est d’autant plus alarmant que les joueurs eux-mêmes tirent la sonnette d’alarme. Moussa Niakhaté, avec une franchise rare, a admis que l’équipe était « morte physiquement » dès la première période. L’international sénégalais a souligné la difficulté de maintenir l’intensité habituelle, expliquant que les rotations actuelles ne sont pas un choix tactique de dédain envers l’adversaire, mais une nécessité vitale pour préserver l’intégrité physique du groupe.
« Je ne sais pas si c’est bien de le dire et d’être trop honnête, mais physiquement, ça commence à être dur », a déclaré l’international sénégalais. « On l’a senti dès la première mi-temps. On a voulu mettre de l’intensité dès le début de match mais il y a eu un petit coup de pompe directement. C’était dur de faire les efforts. Quand vous voyez certains joueurs sur le banc, ce n’est pas parce qu’on ne respecte pas le Paris FC, bien au contraire, mais ce sont des joueurs qui ne peuvent pas démarrer parce qu’ils sont morts physiquement, c’est comme ça. »
Un effectif sur le fil du rasoir
La gestion d’Endrick est symptomatique de cette période de turbulences. Après une année quasi blanche, le jeune Brésilien a enchaîné les matchs à haute intensité, et Fonseca refuse de prendre le moindre risque de blessure musculaire grave. Même constat pour Tolisso, qui compose avec des « petits problèmes » physiques, et Yaremchuk, dont le manque de rythme après 90 minutes éprouvantes la semaine passée l’a contraint à démarrer sur le banc.
Pour l’OL, l’objectif est désormais clair : limiter les dégâts lors des prochaines échéances avant la trêve internationale prévue dans deux semaines. Corentin Tolisso, en capitaine expérimenté, tente de relativiser cette mauvaise passe en prônant l’unité et le travail. Cependant, avec 46 points et une 4e place (derrière l’OM à la différence de buts), Lyon n’a plus de marge de manœuvre.
Le calendrier impose un dernier effort colossal avec la réception du Stade Rennais dimanche prochain. Paulo Fonseca espère récupérer quelques forces vives d’ici là, sous peine de voir le podium s’éloigner définitivement avant même le repos printanier. La solidarité affichée pour arracher le nul ce dimanche devra se transformer en une gestion millimétrée des organismes pour éviter que le « coup de pompe » évoqué par Niakhaté ne devienne une panne sèche.

