Riolo cingle Balerdi : « La confiance, ça ne s’achète pas au supermarché »
Pour l’éditorialiste, la victoire face à Lyon (3-2) n’était qu’un trompe-l’œil, un « pansement » qui a craqué dès le premier test sérieux en Coupe de France. Selon lui, l’OM reste une équipe « malade » qui n’a jamais réellement guéri de ses maux profonds malgré le changement d’entraîneur et l’arrivée d’Habib Beye le 18 février dernier.
Daniel Riolo pointe du doigt une erreur de management majeure de la part d’Habib Beye lors de la séance de tirs au but. Il s’étonne particulièrement du choix de laisser Leonardo Balerdi prendre ses responsabilités. Pour Riolo, le défenseur argentin est en état de « souffrance permanente » et de perte de confiance totale. L’éditorialiste estime que l’entraîneur aurait dû protéger son joueur en lui interdisant de tirer, affirmant que la confiance « ne s’achète pas au supermarché » et que vouloir se racheter par un geste héroïque était la pire option pour un joueur aussi fébrile.
L’analyse de Riolo rejoint celle de Samir Nasri sur la fragilité mentale du groupe marseillais. Il décrit un Balerdi portant « toute la misère du monde sur lui », au point de suggérer qu’un départ du club serait peut-être la seule issue pour le joueur. Au-delà du cas individuel, c’est l’incapacité de l’OM à maîtriser ses matchs, même après avoir ouvert le score rapidement, qui inquiète les observateurs. Cette défaite (2-2, 3 t.a.b. 4) laisse le club dans une situation de crise alors que la Coupe de France était l’objectif prioritaire de cette fin de saison.
« L’entraineur se dit: ‘il a le courage, il veut y aller’ mais non en fait. Il faut lui dire: ‘arrête, t’en fais trop dans tout ce que tu veux faire. Tu veux acheter de la confiance mais ce n’est pas comme ça qu’on fait’. La confiance, ça ne s’achète pas au supermarché. »
« Ce gars-là se fouette tout seul, il est en souffrance permanente. »
« Le début, c’est Greenwood, Aubameyang. Tu fais tirer les deux, ils le maitrisent parfaitement, ils marquent, pas de souci », analyse-t-il. « Qu’un défenseur central tire un penalty, c’est du grand classique également mais pas lui (Balerdi). Aguerd s’en tire par miracle parce qu’on fait retirer mais la façon dont il a tiré était grotesque. L’entraîneur doit dire: ‘je ne peux pas t’envoyer Leo, reste sur le banc, je vois que tu veux te racheter’. Ce gars-là se fouette tout seul, il est en souffrance permanente. Je pense qu’il a des noeuds à la tête mais les supporters ne vont pas avoir de peine. C’est trop dur, change d’univers, change de club. On voit, il a toute la misère du monde sur lui, il prend tout sur lui, il essaie de s’en sortir. On le voit que tu veux bien faire mais tu n’y arrives pas, tu es malade. C’est malheureux à dire mais c’est comme ça. Jamais de la vie, il ne doit tirer un penalty. »
Désormais, l’OM doit se reconcentrer sur la Ligue 1 où il occupe la quatrième place. La pression sur Habib Beye s’intensifie déjà, car la gestion de cette élimination et du cas Balerdi sera scrutée lors de la réception de Toulouse, à nouveau, dès samedi 7 mars en championnat. Le technicien sénégalais devra trouver les mots pour soigner les « nœuds à la tête » de ses joueurs s’il veut éviter que la saison ne s’effondre totalement après cette désillusion au Vélodrome.

