Et le nouveau capitaine de l’OM est…
À Marseille, chaque match est une histoire, et chaque décision d’un nouvel entraîneur est un événement. Pour sa grande première au Vélodrome, Habib Beye avait frappé fort. En maintenant sa confiance à Pierre-Emile Højbjerg pour le capitanat malgré le retour de Leonardo Balerdi, il avait posé un acte d’autorité, un choix qui s’est avéré payant. Déchargé de cette responsabilité, le défenseur argentin a livré l’une de ses meilleures prestations de la saison face à Lyon, et l’OM a renoué avec la victoire dans un Olympico spectaculaire.
Un nouveau dilemme pour Beye
Mais à peine ce premier dilemme résolu qu’un autre se présente, encore plus complexe. Pour le quart de finale de Coupe de France de ce mercredi face à Toulouse, Højbjerg, le capitaine d’un soir, est suspendu. Habib Beye est donc contraint de désigner un nouveau leader pour guider son équipe dans ce match crucial, le plus important de la saison jusqu’à présent. Qui aura l’honneur, et la lourde tâche, de porter le brassard ? Le suspense est total, et la décision en dira long sur la nouvelle hiérarchie que le coach est en train d’établir.
La logique voudrait un retour à la normale, un simple intérim. Leonardo Balerdi, le capitaine « officiel » jusqu’à la semaine dernière, est le candidat naturel. Lui redonner le brassard serait une manière de lui signifier que sa mise à l’écart n’était que temporaire, une simple parenthèse pour le « décharger » d’une pression devenue trop lourde. Mais ce ne serait pas forcément lui rendre service, ni envoyer le bon message au reste du groupe.
Balerdi, Kondogbia, Aubameyang… les options sont nombreuses
Car Beye l’a lui-même dit, « des capitaines, on en a beaucoup dans ce groupe-là ». Il a cité Nayef Aguerd, Pierre-Emerick Aubameyang… On pourrait y ajouter l’expérimenté Geoffrey Kondogbia, qui l’a déjà porté cette saison. Le choix est donc large, et chaque option a ses avantages et ses inconvénients. Confier le brassard à un leader de vestiaire comme Kondogbia ou à un buteur star comme Aubameyang serait une manière de marquer une rupture nette avec le passé.
La réponse ne sera connue qu’à l’annonce de la composition d’équipe, une heure avant le coup d’envoi. Mais ce choix, loin d’être anecdotique, est un nouvel indicateur de la révolution silencieuse que mène Habib Beye. Il doit trouver le bon leader pour mener la quête d’un trophée qui fuit le club depuis 35 ans. La pression est immense, et elle commence sur son bras gauche.

