OM : La mise au point cash de Beye sur ce qui a cloché face à Lyon
Après des débuts contrariés sur la pelouse de Brest, Habib Beye a savouré son premier grand frisson au Vélodrome. L’Olympique de Marseille a renversé l’Olympique Lyonnais (3-2) au terme d’un scénario épique, validant le travail du successeur de Roberto De Zerbi. L’euphorie était palpable dans les travées, et l’entraîneur a apprécié voir ses joueurs « communier avec ce public ». Pourtant, l’ancien capitaine phocéen est un meneur d’hommes exigeant. Derrière les sourires et le soulagement de cette victoire de prestige, le technicien a identifié un axe de progression majeur. Lors de sa conférence de presse à la veille du quart de finale de Coupe de France contre Toulouse, il a ciblé un défaut précis qui l’a profondément dérangé face aux Gones.
« Ne pas avoir de creux » : le grand regret face à Lyon
Ce que le coach n’a pas digéré, c’est le manque de constance de ses troupes sur la durée de la rencontre. S’il a loué « l‘attitude conquérante » de son équipe et sa capacité à « asphyxier » l’adversaire avec un excellent « contre-pressing », Beye a fermement pointé du doigt les baisses de régime de l’OM. « Sur la constance, il faudra être bien meilleur dans le temps et ne pas avoir de creux », a-t-il souligné devant les médias, regrettant par ailleurs ce premier but lyonnais « très vite pris » qui a modifié l’approche tactique. Un message clair envoyé à son vestiaire : l’intensité doit être maintenue sur l’intégralité des 90 minutes.
Pour imposer cette rigueur, l’entraîneur marseillais mise sur une saine émulation et une gestion humaine pointue. La question du capitanat en est la parfaite illustration. Beye a salué l’attitude irréprochable de Leonardo Balerdi, qui « a très bien accueilli le brassard remis à Hojbjerg », rappelant que ce bout de tissu n’est qu’un « symbole ». Dans les cages, le mystère plane entre deux gardiens « de très grand talent » qu’il souhaite stimuler en permanence. Côté terrain, le technicien se réjouit de l’investissement total d’Igor Paixao, capable d’inscrire « un but extraordinaire », et de la forme physique impressionnante de Pierre-Emerick Aubameyang, prêt à enchaîner les matchs tous les trois jours.
L’OM ne calcule pas après la chute du PSG
Cette montée en exigence tombe à pic avant d’aborder un virage crucial de la saison : la réception du Téfécé en Coupe de France. Alors que l’élimination prématurée du PSG ouvre théoriquement le tableau, Habib Beye refuse de calquer ses ambitions sur celles des autres. Son objectif est intrinsèque à la grandeur du club phocéen. Il écarte tout calcul et annonce qu’il « va jouer les deux compétitions à fond », assurant qu’il n’y a « pas de choix du roi ». Conscient de l’enjeu, il a rappelé à ses joueurs qu’il reste « encore 13 matchs » pour espérer accomplir « une saison parfaite ».
Pour ce choc décisif au Vélodrome, le technicien devra toutefois composer avec un groupe amoindri par les pépins physiques et les sanctions. Si Pierre-Emile Hojbjerg purgera une suspension, l’infirmerie retient encore Amine Gouiri (jugé « trop juste »), Quinten Timber (touché à l’épaule) et Tadjidine Mmadi (douleur à la cuisse). Malgré ces absences, Beye s’attend à un rude combat tactique où l’OM devra « maîtriser tous les aspects du jeu », notamment pour contrer les redoutables transitions toulousaines. Une nouvelle épreuve de force indispensable pour confirmer que la méthode Beye est bel et bien en train de porter ses fruits.

