OM : la petite phrase d’Habib Beye sur De Zerbi
En s’imposant grâce à un but salvateur d’Igor Paixão et un doublé de l’éternel Pierre-Emerick Aubameyang, l’OM ne se contente pas de remporter l’Olympico : il revient à seulement deux points de son adversaire du soir dans la course au podium.
L’élégance de Beye après la rencontre a particulièrement marqué les esprits. Plutôt que de s’attribuer tout le mérite de cette réaction d’orgueil, le technicien sénégalais a choisi de souligner l’héritage de Roberto De Zerbi. Ce stage à Marbella, organisé juste après sa nomination, semble avoir servi de pont entre les principes de possession de l’Italien et la volonté de verticalité prônée par Beye. En rendant également hommage à Paulo Fonseca, dont le travail à Lyon force le respect malgré la défaite, l’entraîneur marseillais installe une image de coach serein et rassembleur.
L’élégance de Beye après la rencontre
« Ce qu’il s’est passé à Marbella à porter ses fruits ? Mon prédécesseur a mis énormément de qualité dans cette équipe. On n’est pas là pour déconstruire, on est là pour apporter certains éléments de méthodologie, de projet de jeu qui demande un peu plus de verticalité, de contre-pressing. (…) Le travail qui a été fait avant est de qualité. Mon job, c’est de faire en sorte que cette équipe continue à être performante. » L’entraîneur olympien a aussi salué le technicien adverse, Paulo Fonseca. « J’ai beaucoup de respect aussi pour l’entraîneur d’en face, ce qu’il fait est assez extraordinaire. »
Sur le plan tactique, les « ajustements de méthodologie » évoqués par Beye se sont traduits par un contre-pressing beaucoup plus agressif, même si la défense reste encore friable, comme en témoigne l’ouverture du score précoce de Corentin Tolisso. Le choix fort de confier le brassard à Pierre-Emile Højbjerg, au détriment de Leonardo Balerdi, semble aussi avoir porté ses fruits en termes de leadership sur le terrain.
Cette victoire « à la marseillaise » redonne de l’air à un club qui sortait d’une période de turbulences après le revers à Brest. Habib Beye réussit son examen de passage le plus difficile et prouve qu’il peut transformer l’énergie volcanique du Vélodrome en un levier de performance, tout en conservant la structure technique de haut niveau héritée de son prédécesseur.

