L’OM vendu par McCourt ? Le prix pharaonique
Alors que le propriétaire américain martèle depuis 2016 que le club n’est pas à vendre, le quotidien régional rapporte qu’il se montrerait bien plus ouvert aux discussions outre-Atlantique, fixant un ticket d’entrée à 1,2 milliard de dollars (environ 1,1 milliard d’euros). Ce montant, bien que colossal, reflète l’inflation des valorisations sportives mondiales, même si l’OM est loin des sommets atteints par le Real Madrid ou Manchester United.
Un montant colossal
Cette ouverture soudaine, même officieuse, s’explique en grande partie par le récent rapport de l’UEFA sur l’exercice 2024-2025. Les chiffres sont alarmants pour le club phocéen, qui affiche une perte avant impôts de 105 millions d’euros, se classant parmi les plus mauvais élèves européens aux côtés de Chelsea et de l’Olympique Lyonnais. Après avoir injecté des centaines de millions d’euros sans parvenir à une stabilité financière pérenne, l’investisseur de Boston semble désormais prêt à envisager une sortie de secours, à condition de réaliser une plus-value spectaculaire sur son achat initial de 45 millions d’euros.
La valorisation d’un milliard d’euros paraît toutefois très ambitieuse au regard des infrastructures et du marché actuel de la Ligue 1. Si John Textor a acquis l’OL pour 840 millions de dollars, l’OM ne dispose pas d’un stade en pleine propriété, le stade Vélodrome appartenant à la ville de Marseille. Néanmoins, l’attractivité de la marque OM et son potentiel de développement commercial pourraient attirer des investisseurs du Moyen-Orient ou des fonds américains majeurs, d’autant que le club cherche activement de nouveaux partenaires pour éponger ses dettes et financer son prochain cycle de croissance.
Pour l’instant, le clan McCourt maintient sa ligne de défense publique pour éviter de déstabiliser le vestiaire et les supporters en pleine saison. Mais avec une telle somme évoquée dans la presse, le feuilleton de la « Vente OM » entre dans une nouvelle dimension, passant du fantasme des réseaux sociaux à une réalité financière documentée. La question n’est plus de savoir si le club peut être vendu, mais qui sera capable d’aligner le milliard nécessaire pour convaincre Frank McCourt de passer la main.

