Qui est Pauline Gamerre, la Marseillaise qui peut prendre les rênes de l’OM ?
Le vent du changement continue de souffler fort sur la Canebière. Après l’éviction de Pablo Longoria du secteur sportif, Frank McCourt semble déterminé à tourner la page de la présidence espagnole. Pour incarner l’avenir institutionnel de l’Olympique de Marseille, une piste se détache : celle de Pauline Gamerre. Selon L’Équipe, l’actuelle directrice générale du Red Star figure en bonne place dans la short-list du propriétaire américain. Née à Marseille il y a 42 ans, cette dirigeante au parcours singulier pourrait devenir la première femme à diriger le club phocéen. Mais qui est vraiment celle que le milieu surnomme parfois « Margaret Thatcher » pour sa rigueur ?
Une enfant de la ville, passionnée de l’OM
Pauline Gamerre n’est pas une « pièce rapportée ». Elle a grandi en tapant le ballon dans les cours de récréation marseillaises et en dévorant L’Équipe. Son cœur a longtemps battu au rythme des virages du Vélodrome, où elle a été une fervente supportrice. Même si elle affirme aujourd’hui ne « vibrer que pour le Red Star » par professionnalisme, son attachement à sa ville natale reste viscéral. Ce lien organique avec Marseille pourrait être un atout majeur pour retisser le lien de confiance, souvent distendu, entre la direction et les supporters.
La « Dame de fer » du Red Star
Ne vous fiez pas à son sourire doux. Pauline Gamerre est une dirigeante à poigne. Au Red Star, club populaire et identitaire qu’elle dirige depuis 2011 (avec une parenthèse à la FFF), elle s’est taillée une réputation de gestionnaire intransigeante. Surnommée « Margaret Thatcher » par certains agents pour sa fermeté dans les négociations financières, elle a assaini les comptes d’un club historique et structuré son développement, de la gestion de la DNCG à la modernisation des infrastructures. Son profil tranche : diplômée de Sciences Po Aix et de l’ESCP, passée par le conseil et les médias, elle incarne une nouvelle génération de dirigeants, alliant passion du terrain et rationalité économique.
Pauline Gamerre, la « Dame de fer » du football français. Marseillaise de naissance, dirigeante rigoureuse passée par le Red Star et la FFF, elle est la candidate crédible pour succéder à Pablo Longoria et incarner le renouveau institutionnel de l’OM.
Une expérience institutionnelle solide
Si son nom est moins connu du grand public que ceux des anciens joueurs, son CV parle pour elle. Au-delà de sa réussite au Red Star, qu’elle a contribué à ramener en Ligue 2, elle a siégé au comité exécutif de la Fédération Française de Football, où elle a dirigé le business développement. Cette double casquette, club et instance, lui confère une maîtrise des arcanes du football français et une crédibilité institutionnelle précieuse pour un poste aussi exposé que la présidence de l’OM. Habituée à travailler avec des fonds d’investissement (777 Partners au Red Star), elle a le profil pour rassurer un actionnaire comme McCourt.
Le défi d’une vie
Prendre la présidence de l’OM serait l’aboutissement logique d’un parcours sans faute, mais aussi un défi colossal. Passer de Saint-Ouen à la pression volcanique de Marseille, gérer un vestiaire de stars et un public exigeant, le tout dans un contexte de crise, demandera plus que de la rigueur. Mais celle qui a su s’imposer comme la seule femme dirigeante de haut niveau dans le football masculin français a prouvé qu’elle ne craignait pas l’adversité. Si la rumeur se confirme, Pauline Gamerre pourrait bien être la femme providentielle que l’OM attendait.

