Les premiers mots de Tudor à Londres font mal à l’OM
La succession de Roberto De Zerbi, démissionnaire après l’humiliation historique face au PSG (0-5), s’apparente à un véritable chemin de croix pour Pablo Longoria. Après l’effondrement de la piste Habib Beye, l’OM pensait pouvoir se tourner vers Igor Tudor, le profil parfait du « pompier de service ». Malheureusement, Tottenham a été le plus prompt pour attirer le technicien croate, libre depuis son départ de la Juventus Turin en début de saison.
En découvrant la première prise de parole de Tudor sur le banc des Spurs, il est aisé d’imaginer le traitement de choc qu’il réservait à Marseille. Le Croate a immédiatement affiché son ambition d’apporter « une plus grande cohérence » et de voir son équipe « rivaliser avec conviction à chaque match ». Sa mission londonienne, qu’il résume par l’urgence « d’organiser, de dynamiser et d’améliorer les résultats rapidement », correspond exactement au remède dont le vestiaire olympien avait besoin pour sortir de sa léthargie.
Tudor, l’homme de la situation manqué
L’OM a raté l’occasion de rapatrier un entraîneur qui aurait su secouer le cocotier. Connaissant déjà la pression incandescente du Vélodrome, son premier passage avait laissé de bons souvenirs aux supporters grâce à son tempérament volcanique. Comme l’a parfaitement résumé Johan Lange, le directeur sportif de Tottenham, Igor Tudor apporte de « l’intensité et l’expérience pour intervenir dans des moments difficiles et produire de l’impact ». C’était précisément l’électrochoc espéré sur la Canebière.
Ce rendez-vous manqué laisse un goût amer dans la bouche des dirigeants marseillais. Alors que Tudor s’attelle désormais à « stabiliser les performances » et « maximiser la qualité » de l’écurie londonienne, l’Olympique de Marseille doit reprendre ses recherches à zéro dans un climat d’urgence absolue. Une belle occasion de réveiller un groupe à la dérive vient de s’envoler vers la Premier League.

