La Super League, le projet n’existe plus
Elle avait fracturé l’Europe du football en 2021. Elle promettait une révolution, certains parlaient d’un coup d’État. Cinq ans plus tard, la Super League n’est plus qu’un souvenir. Ce mercredi, un communiqué commun est venu sceller ce que beaucoup pressentaient déjà : le projet de compétition concurrente à la Ligue des champions est définitivement abandonné. Un tournant majeur pour l’avenir du football européen.
Un accord de principe officialisé
Le Real Madrid, dernier grand soutien actif du projet, et l’UEFA ont annoncé avoir trouvé un “accord de principe pour le bien du football européen”. Le texte, signé également avec l’EFC, prévoit la résolution des différends juridiques liés à la Super League. Cette annonce intervient alors que le club madrilène réclamait encore récemment plusieurs milliards d’euros de dommages et intérêts à l’UEFA. Le bras de fer judiciaire s’éteint donc officiellement.
Depuis le lancement fracassant de 2021, la Super League s’était progressivement vidée de ses soutiens. Les clubs anglais comme Arsenal ou Manchester United avaient quitté le navire sous la pression populaire. Le FC Barcelone a lui aussi officialisé son retrait ces derniers jours. Le Real Madrid se retrouvait isolé, malgré le soutien du promoteur A22 Sports Management. L’accord annoncé met fin à ce dernier bastion.
La nouvelle Ligue des champions en toile de fond
Ce dénouement s’explique aussi par l’évolution du paysage économique. La réforme de la Ligue des champions, avec davantage de matches et des revenus en hausse, a réduit l’argument financier qui justifiait la création d’une ligue dissidente. Les clubs disposent désormais d’un modèle plus rentable, sans risquer la rupture institutionnelle avec l’UEFA.
En mettant un terme au conflit, l’UEFA consolide son autorité sur les compétitions continentales. Pour le Real Madrid, l’heure est au recentrage stratégique. La Super League, qui promettait de bouleverser l’ordre établi, s’achève sans avoir vu le jour. Le football européen referme ainsi un chapitre tumultueux, marqué par une opposition entre logique commerciale et principe du mérite sportif.

