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Le dérapage sexiste de Spalletti qui choque l’Italie

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Luciano Spalletti cherchait à faire de la pédagogie. Agacé par un penalty oublié, le sélectionneur italien a voulu décortiquer l’usage de la VAR sur un plateau télé. Il souhaitait illustrer la nuance entre le « contact » et « l’impact ». Malheureusement, sa démonstration a rapidement dérapé. Le technicien a utilisé la journaliste Federica Zille comme support visuel. Cette mise en scène improvisée a transformé une séquence de football en un profond malaise médiatique.

Un baiser qui fracture l’opinion

« Je te touche le bras, c’est un contact. Puis-je t’embrasser ? C’est aussi un contact ». Spalletti n’a pas attendu longtemps pour agir. Il a déposé un baiser sur l’épaule de la journaliste de DAZN. Sur le plateau, les rires ont d’abord fusé. Pourtant, l’indignation a rapidement pris le dessus sur les réseaux sociaux. Ce geste est devenu le symbole d’un sexisme ordinaire toujours présent dans le football italien. L’explication technique s’est effacée derrière une attitude jugée déplacée par de nombreux observateurs.

Certes, la journaliste a souri durant la séquence. De plus, le geste reste sans commune mesure avec les dérives de l’affaire Rubiales en Espagne. Néanmoins, le malaise demeure entier. Cette attitude paternaliste choque dans une époque attentive au respect des corps. Spalletti a réduit une professionnelle à un simple accessoire pédagogique. À l’heure du mouvement MeToo, cette liberté prise par un homme de pouvoir ne passe plus. Elle souligne une déconnexion flagrante avec les enjeux de société actuels.

Spalletti : l’image d’un coach piégé par ses vieux réflexes

Luciano Spalletti cultive depuis longtemps une image de coach théâtral. Ses coups de sang et ses envolées font partie de sa légende. Aujourd’hui, cette facette se retourne contre lui. Il apparaît comme un technicien brillant, mais piégé par une culture machiste d’un autre temps. Aucune sanction officielle n’est tombée pour le moment. Son crédit personnel est cependant entaché. Cette sortie médiatique renforce l’image d’un entraîneur « à l’ancienne », sourd aux évolutions des rapports humains.

L’Italie se déchire désormais entre les partisans de l’humour et les défenseurs du respect. Cette polémique rappelle que les limites professionnelles sont sacrées. En cherchant à vulgariser l’arbitrage, Spalletti a franchi une ligne rouge éthique. La pédagogie sportive ne justifie jamais l’instrumentalisation d’une femme à l’écran. Ce dérapage risque de coller durablement à la peau du sélectionneur. Le respect des intervenants doit rester la priorité, même sous la pression du direct.

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