Leonardo Balerdi, c’est la fin !
La défaite est historique, l’humiliation totale. Le 5-0 encaissé par l’Olympique de Marseille au Parc des Princes restera comme l’une des pages les plus sombres de l’histoire du club. Dans ce naufrage collectif, un homme, capitaine courageux, a sombré plus que les autres, emportant avec lui les derniers espoirs d’une saison déjà compliquée. Ses erreurs répétées, son impuissance face aux vagues parisiennes, ont été le symbole d’une équipe à la dérive. Pour lui, cette soirée cauchemardesque pourrait bien marquer un point de non-retour.
La colère des supporters de l’OM qui scelle l’avenir de Balerdi
Car si la direction et le staff de l’OM restent, publiquement, solidaires de leur défenseur, la rupture avec le peuple marseillais est, elle, totale et sans doute irréversible. Pour les supporters, Leonardo Balerdi a épuisé tout son crédit. La déroute face au PSG n’est que la goutte d’eau qui a fait déborder un vase déjà plein de frustrations accumulées. Sur les réseaux sociaux, la colère est d’une violence inouïe. Les mots sont durs, sans appel : « danger pour sa propre équipe », « indigne du brassard », « fiasco ».
Le procès de l’Argentin n’est pas nouveau, mais il a pris une nouvelle dimension. Ses erreurs récurrentes dans les grands rendez-vous, son irrégularité chronique, exaspèrent une base de fans qui ne lui pardonne plus rien. Son match contre Paris, où il a été enrhumé par Ousmane Dembélé et impliqué sur quatre des cinq buts, a été vécu comme la trahison de trop. Sa tentative de « surjouer la colère » en interview d’après-match a été perçue comme une provocation, une hypocrisie. « C’est mot pour mot ce que se disent les supporters de l’OM devant tes prestations, Leo… », a ironisé un compte influent.
Un statut de leader qui ne passe plus
Ce qui agace le plus, c’est le décalage entre son statut de cadre, de capitaine, et ses performances sur le terrain. Autrefois pilier de l’équipe, il est aujourd’hui considéré comme le maillon faible, un « petit leader qui se prend pour ce qu’il n’est pas », selon certains chroniqueurs. Le fait que le club ait refusé de le vendre l’été dernier, alors que sa cote était au plus haut, nourrit un sentiment de gâchis et d’erreur stratégique.
Même si, publiquement, Roberto De Zerbi continue de lui faire confiance, il est difficile d’imaginer que le staff et la direction partagent un avis différent de celui des tribunes. Le divorce entre Leonardo Balerdi et le peuple marseillais est consommé. Et dans une ville aussi passionnée que Marseille, c’est une sentence bien plus lourde qu’une simple défaite.

