OM-Rennes : la drôle de réaction de Gouiri aux sifflets
Malgré une performance de haut vol avec un but et une passe décisive lors de la qualification de l’OM face à son ancien club, le Stade Rennais (3-0), l’attaquant international algérien a quitté la pelouse sous une pluie de sifflets à la 78e minute.
Ce traitement, qui peut paraître paradoxal au vu de son implication sur les deux premiers buts, s’explique par une occasion nette manquée quelques minutes plus tôt. Seul face au but après un service de Mason Greenwood, Gouiri a expédié le ballon dans les tribunes, privant les supporters du but du K-O définitif à cet instant du match. Avec le recul et beaucoup de maturité, le joueur de 25 ans a déclaré comprendre cette exigence : pour lui, un attaquant de son calibre se doit d’être clinique, et il sait que le public marseillais ne pardonne aucun relâchement, surtout après une semaine de crise.
Au-delà de ce grief personnel, Amine Gouiri a tenu à souligner l’importance de l’union retrouvée avec les supporters. Après une réunion de crise tenue la veille de la rencontre entre les leaders du vestiaire et les groupes de fans, l’atmosphère était lourde. L’ouverture du score précoce de l’Algérien a agi comme un véritable détonateur, transformant les banderoles vindicatives en un soutien indéfectible tout au long de la rencontre.
« C’est à cause de l’occasion ratée, je le sais déjà », a-t-il ainsi expliqué à l’issue de la rencontre. « Je suis un attaquant, j’aime marquer. Je pense que c’est par rapport à ça. Je n’ai pas entendu le public siffler. Il y a aussi eu des applaudissements, ce que j’ai retenu. Je les comprends parce que je dois la mettre au fond. Si je l’avais mise, ils auraient crié mon nom. Je fais la part des choses mais le plus important aujourd’hui était la victoire et la qualification. »
Cette victoire nette, sans encaisser de but, permet à l’OM de Roberto De Zerbi de s’offrir un bol d’air salvateur avant de préparer le Classique face au PSG dimanche prochain. Pour Gouiri, qui a manqué la CAN 2025 sur blessure, ce match référence lance enfin sa deuxième partie de saison et confirme son rôle prépondérant dans l’animation offensive phocéenne, même si l’exigence du Vélodrome lui rappelle qu’à Marseille, le droit à l’erreur n’existe pas.
« On a fait un match complet avec de l’intensité », a-t-il conclu. « On savait qu’il fallait se racheter, c’est le meilleur match pour se racheter. On amis trois buts, sans en prendre. On a emmené les supporters avec nous. » Malgré les sifflets.

