PSG : Safonov ou Chevalier ? Luis Enrique entretient le flou
À l’heure de défier le Racing Club de Strasbourg, une question taraude les observateurs du Paris Saint-Germain : qui de Matvey Safonov ou de Lucas Chevalier gardera les cages ? Habitué à brouiller les pistes, Luis Enrique n’a pas dérogé à sa règle. Interrogé sur sa gestion des portiers, l’entraîneur espagnol a ouvert grand la porte à une alternance permanente. « J’aime la concurrence à tous les postes. C’est le foot moderne, » a-t-il déclaré. Refusant d’installer un numéro 1 inamovible, il se dit « très content » d’avoir trois gardiens de ce niveau et reste « très ouvert » aux changements. Le suspense reste donc entier pour dimanche soir.
Réponse cinglante à Pierre Sage : « J’aime la pression »
Si la concurrence interne bat son plein, la bataille externe avec le RC Lens fait rage. Alors que Pierre Sage et les Lensois, leaders actuels, tentent de transférer la pression sur Paris, Luis Enrique a relevé le gant avec le sourire. « Lens est-il notre principal concurrent ? C’est clair ! » a-t-il admis, avant de lancer : « S’ils veulent mettre la pression, j’aime ça. Nous sommes habitués. » Le message est passé : le PSG ne craquera pas mentalement dans cette course au titre inédite.
« On ne peut pas gagner tous les matchs 3-0 »
Le coach parisien a également tenu à calmer les attentes démesurées autour de son équipe. Agacé par l’exigence de résultats fleuves, il a rappelé la réalité du haut niveau. « Vous pensez qu’on doit gagner tous les matchs 3-0 ou 5-0… Mais ce n’est pas normal, c’est impossible ! » a-t-il martelé. S’il se dit frustré quand le résultat ne reflète pas la domination de son équipe, il demande de la patience pour continuer à « écrire l’histoire » sans fantasmer sur des scores « stratosphériques ».
Le barrage contre Monaco et le piège alsacien
Enfin, Luis Enrique a commenté le tirage au sort des barrages de Ligue des Champions qui offrira un duel fratricide contre l’AS Monaco. S’il a ironisé sur sa « joie », il a surtout pointé du doigt l’inéquité du calendrier européen. Mais avant l’Europe, place à Strasbourg. Un « match piège » face à une équipe jeune et talentueuse qui avait accroché le PSG à l’aller (3-3). « Pour moi, on est la meilleure équipe du championnat, mais il faut le montrer, » a conclu le coach.

