Rothen « extrêmement déçu », il dézingue Chevalier
Luis Enrique a surpris de nombreux observateurs en titularisant Matveï Safonov, à peine revenu d’une fracture à la main, au détriment de Lucas Chevalier.
Le constat sévère de Jérôme Rothen
Sur les ondes de RMC, l’ancien milieu de terrain parisien n’a pas mâché ses mots. Jérôme Rothen s’est dit « extrêmement déçu » par l’adaptation de l’ancien Lillois, estimant qu’il n’avait pas encore le niveau de sérénité requis pour un club comme le PSG. Pour le consultant, le choix de Luis Enrique de relancer Safonov dès son retour de blessure est un message clair : le gardien russe, décisif lors de la victoire en Coupe Intercontinentale contre Flamengo plus tôt dans la saison, dégage une assurance qui fait actuellement défaut à Chevalier.
« Je suis extrêmement déçu de l’adaptation de Chevalier. Il a beaucoup de lacunes, et c’est pour ça que Safonov a eu sa chance. C’est normal que Luis Enrique continue avec Safonov s’il est satisfait. Chevalier n’est pas encore prêt. »
Safonov pas totalement irréprochable
Si Safonov a les faveurs de Rothen, sa performance contre les Magpies n’a pas été exempte de critiques. Le gardien russe a été jugé « statique » sur l’égalisation de Joe Willock juste avant la mi-temps ($45^e+2$), une action où la défense parisienne, emmenée par un Marquinhos maladroit, a manqué de réactivité. Ce but a pesé lourd puisque le PSG, malgré une ouverture du score précoce de Vitinha ($7^e$), n’a jamais réussi à reprendre l’avantage, terminant ainsi à la 11e place de la phase de ligue.
Un duel pour une place de titulaire en barrages
Le mois de janvier a été intense pour Lucas Chevalier qui a enchaîné six titularisations, dont une performance remarquée lors du Classique contre l’OM. Cependant, les récentes contre-performances collectives, notamment la défaite face au Sporting Portugal ($2-1$), semblent avoir fragilisé sa position. Avec les barrages de la Ligue des champions contre l’AS Monaco qui se profilent en février, la question du numéro 1 reste plus que jamais ouverte. Luis Enrique, fidèle à sa philosophie, refuse de figer une hiérarchie, préférant récompenser l’état de forme et la réponse aux attentes tactiques lors des entraînements.

