De Zerbi à l’OM, il n’est toujours pas convaincu : « Ce que je vois me déçoit »
Ce mercredi, l’Olympique de Marseille a quitté la Ligue des Champions par la petite porte, s’inclinant 0-3 face au Club Bruges lors de la 8e journée de phase de ligue. Alors que les Phocéens espéraient terminer à la 24e place pour disputer les barrages, le succès simultané du SL Benfica contre le Real Madrid (4-2) les a relégués à la 25e position, synonyme de non-qualification.
Cette déconvenue a provoqué de nombreuses critiques, pointant autant la prestation des Olympiens que la gestion de leur entraîneur, Roberto De Zerbi. Du côté des observateurs français, Christophe Dugarry a même remis en question la capacité du technicien italien à diriger une équipe de premier plan.
« 18 mois pour en arriver à ce match à Bruges ! Waouh »
Le champion du monde 1998 ne souhaite pas aller trop vite en besogne, mais estime que De Zerbi a encore beaucoup à démontrer.« A lui de montrer que la barre n’est pas trop haute. Même si je le trouve assez sûr de lui, avec un ego très important, De Zerbi doit aussi se fixer cet objectif, se demander s’il est capable d’entraîner à ce niveau-là et de briser le plafond de verre, Je ne dis pas qu’un jour il ne dirigera pas le Real Madrid. En football personne ne peut lire l’avenir. Mais ce que je vois depuis 18 mois me déçoit énormément. 18 mois pour en arriver à ce match à Bruges ! Waouh », confie-t-il au Parisien.
Dugarry attend de De Zerbi qu’il termine la saison de la meilleure manière, maintenant que l’OM ne joue plus que sur deux tableaux. « Je ne le ferai pas partir. À quoi bon s’en séparer à ce stade de la saison ? Avec ton budget de 260 millions et pléthore de joueurs, presque exclusivement des internationaux, tu vises une place dans les trois premiers en Ligue 1. De Zerbi est largement suffisant pour remplir cette feuille de route. Pareil pour gagner la Coupe de France sans le PSG. Je n’avais pourtant pas l’impression que dans le projet de l’OM la référence était de se classer parmi les 3. Cet objectif sera atteint. Bien évidemment », poursuit-il.

