C1 : quand les algorithmes continuent de croire au PSG
Sur le papier, rien ne colle vraiment. Une phase régulière pénible, une 14e place finale, des barrages à disputer avant même d’entrer dans le vif du sujet. Et pourtant, selon un modèle informatique publié par BettingLounge, le Paris Saint-Germain ferait partie des deux derniers survivants de la Ligue des champions. Une projection qui surprend, intrigue, et amuse autant qu’elle interroge dans un contexte où Paris peine actuellement à convaincre sur le terrain.
Malgré les barrages, un superordinateur mise sur le PSG
Le scénario imaginé par le superordinateur est pourtant limpide. Le PSG commencerait par écarter Monaco en barrages, puis sortirait Chelsea en huitièmes, avant de balayer l’Atlético Madrid en quarts. Mieux encore : Paris irait jusqu’à corriger le Bayern Munich en demi-finales, sur un score aussi spectaculaire qu’inattendu. Une trajectoire impressionnante, presque irréelle, pour une équipe qui a longtemps semblé naviguer à vue durant la première phase de la compétition.
Ce modèle ne repose ni sur l’intuition ni sur l’affect. Le superordinateur simule la compétition 10 000 fois, en s’appuyant sur des données objectives : position en phase régulière, dynamique récente (?!), force estimée de l’effectif et cotes des marchés de paris. Dans ce cadre, le PSG conserve une valeur structurelle élevée, malgré ses irrégularités. Autrement dit, les chiffres continuent de voir Paris comme une équipe capable d’enchaîner les exploits sur matchs couperets.
Rassurant… ou totalement trompeur ?
Difficile toutefois de ne pas sourire devant ce contraste. Une équipe obligée de passer par les barrages, parfois fébrile dans le jeu, se verrait propulsée en finale par des algorithmes. De quoi rassurer les plus optimistes, ou alimenter un scepticisme bien français. L’intelligence artificielle n’intègre ni la pression du Parc, ni les soirs sans, ni les petits détails qui font souvent basculer les campagnes européennes parisiennes.
Selon cette projection, le PSG échouerait finalement en finale face à Arsenal, battu 2-1 à Budapest. Une défaite honorable, presque logique… sur ordinateur. Reste à savoir si la réalité acceptera, cette fois, d’obéir aux machines. Paris peut s’en réjouir : même les robots y croient encore. Mais l’histoire récente rappelle une chose : en Ligue des champions, les algorithmes n’ont jamais marqué le moindre but.

