PSG : Safonov est le numéro 1, c’est tranché !
La scène a surpris tout le monde, jusque dans le vestiaire. Pour un match décisif de Ligue des champions, Paris Saint-Germain a changé de gardien sans prévenir, ou presque. Face à Newcastle United, Matveï Safonov a été propulsé titulaire, reléguant Lucas Chevalier sur le banc. Une décision tardive, assumée par Luis Enrique, qui a immédiatement déclenché une lecture très tranchée… côté russe.
PSG : en Russie, Safonov a définitivement gagné son duel
Pour la presse et les observateurs russes, il n’y a désormais plus de débat : Matveï Safonov ne retournera pas sur le banc. Vitali Kafanov, entraîneur des gardiens de la sélection russe, l’a résumé sans détour après le nul à Newcastle (1-1) : « Ce match devait prouver que Safonov reste le gardien numéro un du PSG. Et il a brillamment relevé ce défi. » Un avis largement partagé en Russie, où l’on estime que cette titularisation en C1 n’a rien d’un test, mais bien d’un signal fort.
De retour après une fracture de la main, Safonov a livré une prestation solide, repoussant trois frappes cadrées et sauvant Paris en fin de rencontre. Sur la saison, ses chiffres parlent pour lui : cinq matches toutes compétitions confondues, quatre buts encaissés, deux clean sheets. À l’inverse, les prestations plus irrégulières de Lucas Chevalier ont nourri le doute, y compris au sein du staff. En Russie, on insiste sur ce contraste pour expliquer pourquoi la hiérarchie aurait, enfin, basculé.
Luis Enrique face à ses propres choix
Officiellement, Luis Enrique évoque une simple concurrence et refuse de figer les statuts. Mais aux yeux des observateurs russes – et désormais de certains analystes français – le coach n’a plus vraiment le choix. Aligner Safonov dans un match aussi exposé, sans blessure ni suspension de Chevalier, revient à désigner un numéro 1 de fait. « Quand tu vois mes décisions, c’est clair pour tout le monde », a lâché l’entraîneur, une phrase interprétée différemment selon le camp.
Reste à savoir si cette lecture russe se confirmera dans les semaines à venir. Un retour en arrière semblerait difficile à justifier sportivement, surtout à l’approche des matches couperets. En Russie, on se félicite déjà pour Safonov. À Paris, la question n’est plus vraiment de savoir s’il peut être numéro 1… mais combien de temps Luis Enrique pourra encore faire semblant d’hésiter.

