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OM : Les joueurs visés par Benatia sont..

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Les murs du Jan Breydelstadion tremblent encore. Quelques minutes après l’humiliante élimination de l’Olympique de Marseille face au Club Bruges (3-0), Medhi Benatia n’a pas fait dans la langue de bois. Le directeur sportif a parlé de « soirée de merde », de « honte » et surtout de « faute professionnelle ». Si l’ancien défenseur a pris le soin de préciser qu’il ne mettait « pas tout le monde dans le même bateau », son courroux cible clairement une frange du vestiaire coupable d’abandon de poste. En croisant ses propos avec le naufrage collectif observé sur le terrain, les identités des « coupables » se dessinent assez nettement.

Benatia craque et désigne les responsables

Quand un ancien défenseur de la Juventus parle de joueurs qui « regardent l’adversaire marquer », le message est limpide. La passivité de l’arrière-garde marseillaise sur les buts belges correspond trait pour trait à la définition de la « faute professionnelle » selon Benatia. Le trio axial, censé être le socle de l’équipe, a affiché une apathie sidérante, symbolisée par ce troisième but où l’alignement marseillais semblait pétrifié, spectateur de sa propre chute. Leonardo Balerdi, habituellement le guerrier de cette défense, et Nayef Aguerd ont failli dans l’engagement, tandis que Facundo Medina a semblé dépassé par les événements, incapable de colmater les brèches. C’est cette attitude de résignation, genoux à terre, qui a fait sortir le dirigeant de ses gonds.

Si Benatia réclame du respect pour le football, il vise aussi ceux qui ont traversé la rencontre comme des ombres. Hamed Junior Traoré, aligné pour apporter de la créativité, a livré une prestation d’une transparence inquiétante. Le manque d’impact, l’absence de révolte et l’incapacité à peser sur le jeu sont autant de griefs qui placent le milieu offensif dans le viseur. Pour un directeur sportif qui exige de l’agressivité et du caractère, voir un élément créatif aussi déconnecté de l’enjeu vital du match est impardonnable. Il incarne ce manque d’investissement criant, à l’opposé de l’attitude combative attendue.

Des cadres qui se cachent

La colère de Benatia épargne Roberto De Zerbi, dont le plan de jeu a été défendu par sa direction, mais elle accable les cadres qui n’ont pas tenu leur rang. L’expérience de Geoffrey Kondogbia aurait dû servir de boussole dans la tempête ; elle a brillé par son inefficacité à endiguer les vagues adverses. De même, Geronimo Rulli, coupable d’une faute de main qui ne pardonne pas à ce niveau, n’a pas été le rempart espéré. En parlant de « honte », Benatia met une pression maximale sur ces joueurs d’expérience.

Cette sortie médiatique n’est pas anodine. En utilisant des termes aussi forts, Medhi Benatia prépare le terrain pour des décisions radicales. La fracture est ouverte entre la direction et une partie du vestiaire jugée « touriste ». Le message est passé : ceux qui choisissent leurs matchs ou qui s’effondrent à la moindre contrariété ne seront plus protégés. La fin de saison s’annonce comme un examen de passage continu, et pour certains visés ce soir, l’avenir à Marseille s’écrit déjà en pointillés.

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