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« Ridicule », « À la rue » : le monde choqué par l’humiliation de l’OM (revue de presse)

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« Une soirée de merde, honteuse. Je demande pardon aux supporters. C’est une faute professionnelle ». Ces mots, signés Mehdi Benatia, résumaient bien le sentiment général qui parcourait le vestiaire marseillais après une soirée cauchemardesque. Lourdement battu par le Club Bruges pour sa dernière sortir dans la phase de Ligue (0-3), l’Olympique de Marseille a quitté la Ligue des champions par une toute petite porte.

Comme souvent dans ce type de traumatisme, il faut un scénario un peu irrationnel. Et ce n’est pas à Bruges, mais à Lisbonne qu’il s’est produit, lorsque le gardien du Benfica est monté sur le corner de la dernière chance contre le Real madrid pour marquer, envoyer son équipe au paradis et les Marseillais en enfer (4-2). Mais les Marseillais ne pouvaient pas évoquer la malchance. Ils avaient leur destin entre leurs pieds. Dans l’ensemble, la presse française n’a trouvé aucune excuse pour qualifier cette sortie de route.

La Une du journal régional La Provence est certainement la plus significative :  » Ridicule ». De son côté, le site de L’Équipe titrait au coup de sifflet final « Éliminés« . Dans le programme L’Équipe du Soir, les chroniqueurs présents en plateau n’y sont pas allés par quatre chemins. Pour la journaliste Mélisande Gomez, Roberto De Zerbi s’est trompé dans les grandes largeurs. « L‘échec de ce soir éclaire tout le reste : De Zerbi parle beaucoup de jeu mais ce soir, on a vu une équipe à la rue ! ». Le technicien italien a reçu la note de 2/10 dans le journal.

« Je n’ai pas reconnu ce Marseille »

Même son de cloche pour Johan Micoud, d’ordinaire élogieux avec De Zerbi mais très déçu par la tournure des événements. « J’ai l’impression que Bruges a joué un match de la Coupe d’Europe, et que l’OM non. Il y a un écart terrible, parce qu’en face, il y a des joueurs alors dont on découvre les qualités, les défauts, etc. Mais alors qu’à l’OM, on connaît, on sait ce qu’ils peuvent faire beaucoup, beaucoup mieux. Maintenant, oui, sur la fin de match, moi, ce qui me fatiguait, quand ils attaquaient, on avait l’impression qu’ils ne trouvaient pas de solution, qu’il n’y avait pas de mouvement, qu’il n’y avait pas assez de joueurs pour aller créer un décalage devant. »

Et Micoud d’ajouter : « Ensuite, quand Bruges contrait et attaquait pour aller marquer des buts, j’avais l’impression que l’équipe était complètement coupée en deux, et tu avais 3-4 Marseillais qui défendaient, et tu avais les 5-6 qui étaient devant et qui regardaient. Ce soir, c’était flagrant, surtout sur un match comme celui-là, et où tu te dis 2-0, 3-0, ça a une grande importance. Donc moi, je ne comprends pas, je n’ai pas reconnu ce Marseille, et c’est un Marseille qui, il y a 3-4 jours, fait un super match, et 3-4 jours après, ce sont les montagnes russes. Comment on explique cette inconstance ? » Des questions qui n’ont pas fini de hanter les supporters marseillais cette semaine.

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