Le Real fait une opération terrible, Monaco sauve l’honneur
C’est une soirée complètement folle qui devrait rester dans les mémoires, aux quatre coins du continent. Du côté de Marseille, notamment, où les supporters de l’OM ont vu leurs protégés subir une défaite humiliante sur la pelouse de Bruges (0-3), avant d’en payer le prix fort au terme d’un scénario hitchcockien dont la fin les hantera longtemps.
Car tous les regards étaient braqués sur Lisbonne, où José Mourinho, aujourd’hui à Benfica, avait bien l’intention de revenir sous les projecteurs, le temps d’un soir, pour rappeler de quel bois il est fait. Le contexte était idéal : son ancien Real Madrid en face et une qualif à aller chercher après un début de parcours cataclysmique. Et le Special One a réussi son coup.
Tout a basculé au bout de la nuit, lorsque le temps s’est arrêté avant de basculer dans l’irrationnel après qu’Anatoliï Troubine, gardien de Benfica, délivre les Aigles sur un coup de tête en montant sur le coup-franc de la dernière chance (4-2).
Un Real Madrid encore décevant
Ce but, le quatrième de Benfica, a propulsé le club portugais au paradis et l’OM en enfer. Mais les Marseillais, qui doivent d’abord s’en prendre à eux-mêmes, pourront également pester contre un Real Madrid complètement à côté de ses pompes. Buteur clinique, encore, Kylian Mbappé a bien eu le mérite de battre un nouveau record en devant le premier joueur de l’histoire à inscrire 12 buts lors d’une phase de groupes/de ligue de C1, mais ses accomplissements personnels sont encore à décorréler de la prestation collective. Un problème éternel pour cette équipe mal construite.
Mbappé y est même allé de son doublé (30e, 58e), mais le Real a mal joué, en plus de perdre ses nerfs. En face, Schjelderup a lui aussi vu double pour placer Benfica sur les bons rails (36e, 54e), tandis que Pavlídis n’a pas tremblé pour transformer un penalty concédé par Tchouaméni à un autre moment clé (45e+5). Dans le style but iconique, difficile de faire mieux.
Les expulsions d’Asencio et Rodrygo en fin de match ont symbolisé l’impuissance d’une Maison Blanche toujours aussi fissurée. Comble de l’affaire, tout ce beau monde pourrait se retrouver en barrage puisque le Real, neuvième, est donc sorti du top 8 quand son adversaire a intégré le top 24.
Arsenal fait le grand huit, Monaco assure l’essentiel
Parmi les meilleurs élèves de cette phase de Ligue, Arsenal décroche donc la palme avec son 8/8 après un dernier succès contre le Kaïrat Almaty (3-2). Le Bayern Munich, Liverpool, Tottenham, le Barça, Chelsea, le Sporting et Manchester City ont également composté leur ticket pour les huitièmes de finale. La suite du chemin sera plus sinueuse pour les autres, dont deux représentants français, le Paris Saint-Germain et Monaco, qui pourraient potentiellement s’affronter.
En pleine crise, le club de la Principauté a stoppé l’hémorragie pour assurer sa place dans le top 24 à la faveur d’un match nul encourageant contre la Juve (0-0). La Vieille Dame passera également par la case barrage, tout comme Newcastle, l’adversaire coriace du PSG (1-1), mais aussi d’autres cadors comme l’Inter Milan et l’Atlético de Madrid, en plus du Real. Un vaste groupe dans lequel se sont invités des écuries bien plus modestes, comme les petits poucets Karabagh et Bodø/Glimt. L’histoire retiendra donc que Marseille a terminé derrière ces équipes dans un championnat à 8 journées. Elle est bien là, l’anomalie. Plus que de se faire coiffer sur le gong par Benfica.

